mercredi 10 mai 2017

Exclusif - Ils ont lâché la campagne de Fillon en mars... mais ont été payés jusqu’en mai !

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Une dizaine de permanents juppéistes et lemairistes de la campagne de François Fillon avaient quitté l'équipe en raison du "PenelopeGate". Ils ont pourtant été rémunérés jusqu'au second tour de l'élection présidentielle, au terme d'un curieux arrangement que nous révélons.
Il n’y a pas que Penelope Fillon que l’on soupçonne d’avoir été payée à ne rien faire. Pendant deux mois, l’équipe de campagne de son époux a aussi assuré les fins de mois de plusieurs salariés à l’emploi du temps pourtant très allégé... Selon les informations de Marianne, une dizaine de permanents qui ont claqué la porte du staff de François Fillon début mars ont pourtant été rémunérés... jusqu’au second tour de l’élection présidentielle, dimanche 7 mai ! « C’est un véritable scandale, enrage aujourd’hui un cadre dirigeant de l’équipe Fillon, sous couvert d’anonymat. Ils sont partis en demandant à ce qu’on continue de les payer. »
Retour en arrière. Le 1er mars, François Fillon annonce lors d’une surréaliste conférence de presse sa prochaine mise en examen dans le cadre de l’affaire Penelope. Dans les jours qui suivent, alors que de nombreux élus lâchent le candidat, une dizaine d’artisans de son équipe de campagne partent aussi. Mais ces salariés, qui avaient œuvré pour Alain Juppé ou Bruno Le Maire lors de la primaire avant de se recaser chez le vainqueur, conservent toutefois leurs CDD, prévus pour durer jusqu’au second tour de la présidentielle, ainsi que leurs salaires.

Un accord couvert par une clause de confidentialité

C’est le parti Les Républicains qui rémunérait ces permanents, placés en détachement auprès de l’équipe de campagne de François Fillon, celle-ci s’engageant à rembourser leurs salaires à LR. Un montage qui n’est pas illégal. Mais lorsque ces salariés se désolidarisent du candidat et quittent leurs postes, ils se retrouvent confrontés à un problème : un employé en CDD n’a pas le droit de démissionner. « Certains se sont retrouvés dans une situation de merde, parce qu’ils n’avaient pas droit au chômage. Ils ont donc discuté avec le parti LR pour pouvoir s’en sortir », confie un ancien membre de la campagne.
Un accord couvert par une clause de confidentialité est alors trouvé avec le parti : celui-ci leur octroie une dispense d’activité jusqu’à la fin de leur contrat. Une astuce qui leur permet de continuer à percevoir leurs émoluments, tout en se couvrant juridiquement contre une accusation d’emplois fictifs. A noter que ce marché n’a pas concerné l’ensemble de ceux qui ont quitté la campagne : quelques-uns d’entre eux ont été licenciés en bonne et due forme. Ce qui confirme que cette solution était tout à fait possible...
Il fallait payer à la fois ceux qui ne travaillaient plus et ceux qui étaient toujours là
Mais pourquoi diable l’équipe Fillon et Les Républicains ont-ils accepté ce curieux arrangement ? « On devait gérer la campagne, on n’avait pas le temps de s’occuper de ça », évacue un proche de François Fillon. « Ça a clairement pénalisé le budget de l’équipe, puisqu’il fallait payer à la fois ceux qui ne travaillaient plus et ceux qui étaient toujours là », déplore de son côté une petite main de la campagne. Les montants en jeu ne sont pas dérisoires puisque l’une des personnes concernées, ancienne de l’équipe Juppé, émargeait à plus de 5.000 euros mensuels... Parmi les autres permanents payés à se tourner les pouces figurent d'autres ex de la campagne du maire de Bordeaux, mais aussi un ancien proche collaborateur de Bruno Le Maire.
Pour couronner le tout, les rémunérations de ces forçats seront au bout du compte financées en partie par l’argent public, puisque François Fillon doit bénéficier du remboursement de ses frais de campagne à hauteur de 8 millions d’euros. Les contribuables auront donc aidé un candidat à payer des gens qui ne travaillaient pas pour lui... Une prouesse !

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