mardi 29 novembre 2016


Fiction

 

Alerte sur la banquise

 

Daniel Paquet, dpaquet1871@gmail.com

Depuis 23h59 (Greenwich Meridian Time, GMT, -ndlr), les éclaireurs du Commandement nord-américain de la défense aérienne (NORAD) sont sur les dents.  Un point incandescent est apparu sur les écrans-radar.  Une activité intense semble se dessiner au Pôle Nord.  L’officier canadien responsable des communications avec le Ministère de la Défense à Ottawa a conclu son rapport : « Nous ne sommes pas en mesure d’indiquer la source de cette « incandescence »; nous poursuivons nos recherches.  Ici, le commandant Alexandre P. de la base de Kuujuak (Québec) au rapport, le samedi 24 décembre 2011. »

Aussitôt, les responsables de l’État-major ont été appelés en renfort dans la capitale fédérale, alors que les pilotes des CF-18 de la base de Bagotville (Québec) ont été mis sur un pied d’alerte.

Le Premier ministre du Canada devrait faire une déclaration publique sous peu et la Société Radio-Canada a mobilisé tout son réseau d’information (français et anglais), à la fois sur les ondes radio, télévision et Internet.  Un air de fébrilité règne et un doute profond semble se dessiner : « Et si c’était une provocation russe? »

Avant de s’adresser au peuple canadien, le Cabinet ministériel canadien pour les situations d’urgence, par le biais du Ministre des Affaires étrangères, a communiqué avec ses homologues à Moscou.

Dans la capitale russe : étonnement et perplexité…  Il semble que les autorités russes nourrissaient le même soupçon, mais cette fois à l’égard des Canadiens. 

Des interprètes chevronnés ont aussitôt pris le relais dans une conversation en duplex entre Ottawa et Moscou.  Après les salutations d’usage, et prudemment, les dirigeants des deux pays ont lentement dégagé le terrain et repoussé diplomatiquement les sujets de discorde pour aller avec retenue vers le nœud de l’imbroglio. 

La situation est tendue.  Toutes les communications externes entre le Canada et la Russie viennent d’être interrompues de part et d’autre; c’est le cas de le dire, il ne reste qu’un fil ténu entre les deux capitales : le téléphone rouge. 

Il semble que pareil incident se serait produit dans le passé à l’époque de l’ancienne Union soviétique.  La raison l’avait toujours emporté et les conséquences avaient vite été jugulées.  Mais qu’en sera-t-il maintenant?

Soudain…

Les décrypteurs des deux côtés ont entendu un message étrange précédé d’un : Ho, Ho, Ho…!  Les spécialistes du Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS) d’un côté et les Services de sécurité russes (FSB) de l’autre ont vivement cherché à comprendre les tenants et aboutissants de ce … rire homérique!

Les radars russes et canadiens ont réciproquement détecté l’espace d’un éclair un mouvement en provenance encore une fois du Pôle Nord sans pouvoir clairement déterminer ce qui se passe.

Est-ce que la catastrophe, le drame dont on nous a tant parlé, va s’amplifier et résulter en un chaos irréparable?

Tout d’un coup, un appel de Mourmansk (Russie) et un autre de Chicoutimi (Canada) sont interceptés au cœur des deux pays.  La teneur « étonnante » est rendue publique sur l’heure : « oh, merci, le bon père Noël m’a apporté un I-pod comme je voulais… »

Nous en aurons été quittes pour une sacrée frousse.

Les dirigeants canadiens et russes ont trinqué virtuellement avec la promesse par chacun d’aller visiter l’autre à la première occasion, en jurant que c’est leur club national de hockey qui l’emporterait…

Au revoir, do svidania!

-30-

 

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