vendredi 25 janvier 2019


Venezuela :  entre fascisme et socialisme

Daniel Paquet                                                          dpaquet1871@gmail.com


MONTRÉAL - Le Venezuela, dont on ignore en général - au Canada-, les us et coutumes, si ce n’est qu’on y parle probablement l’espagnol, est un pays qui tente de secouer le joug de l’impérialisme néo-colonial U.S.  Trente millions de personnes y habitent; Caracas en est la capitale.  Jusque dans les années 1990, il faisait partie du bloc états-unien.  Le pétrole, c’est l’épine dorsale de son économie.   Jusqu’ici, il entretient d’excellents liens d’amitié et de coopération économique mutuelle avec Cuba.

Depuis le décès d’Hugo Chavez (chef révolutionnaire) surtout, le bras subversif des magnats nord-américains et la Central Intelligence Agency (CIA), s’appuyant sur l’extrême-droite locale, complaisante et omniprésente dans les mass-médias nationaux, cherche à déstabiliser le pouvoir de gauche pour réintégrer le pays dans le giron ‘yankee’.

Le Venezuela est en état de crise.  Le mercredi 18 mai 2016, « des ‘protestataires’ tentaient de se rendre au siège de l’organisation électorale du pays afin de demander (d’exiger! -ndlr) la tenue d’un référendum pour déloger le président impopulaire [sic!], Nicolas Maduro. » (Associated Press, Journée sous haute tension au Venezuela, Métro, Montréal, jeudi 19 mai 2016, page 14).

Le président a déclaré l’état d’urgence avec ‘des pouvoirs par décret pour une durée de 60 jours.’ (Ibidem, page 14).  Quant au chef de l’opposition, Henrique Capriles, il a appelé le pays à rejeter les pouvoirs supplémentaires. » (Ibidem, page 14).

Le pétrole et les ressources naturelles que l’on retrouve dans les pays en voie de développement; et dont ces derniers veulent en faire le bien commun des États nationaux, engendrent colère et dépit chez les investisseurs occidentaux; ça se reflète dans les marchés boursiers.

Brian Belski, grand stratège de BMO Marchés des capitaux ‘mise principalement sur les institutions financières, pour leur stabilité et leur consistance, les grandes industrielles, avec leur fabrication en Amérique du Nord, et les sociétés de télécommunications, qui offrent des dividendes stables sur des bénéfices croissants. (Durivage, Paul, La chasse est ouverte, La Presse, Montréal, vendredi 28 août 2015, page 2).

« Chez Addenda Capital, le co-chef des placements, Jean-François Pépin, soutient que les marchés boursiers restent ce qu’il y a de plus intéressant pour les investisseurs à ce stade-ci compte tenu du faible niveau des taux d’intérêt. [Mais], il y a un excédent d’offre de pétrole et le pétrole est un pilier d’exportation au Canada’. »  Le Venezuela en est frappé de plein fouet… 




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La République populaire de Chine

Le capitalisme et ses impairs

Daniel Paquet                                                       dpaquet1871@gmail.com

D
epuis quelques années déjà (ça remonte  surtout aux Jeux Olympiques de Pékin), les mass média capitalistes tirent à boulets rouges sur la République populaire de Chine;  a fortiori depuis le constat qu’en 2020, ce grand pays asiatique égalera militairement  l’impérialisme US et son bras militaire: l’OTAN, et les 61 pays occidentaux (dont le Canada) qui la composent ou s’agglomèrent autour de  cette alliance offensive et sans contrôle populaire.  Bref, on ne vote jamais sur les décisions adoptées par l’État-major de l’organisation essentiellement belliciste.

Les économistes de l’Ouest, principalement des États-Unis jubilent: « la Chine a vu la croissance de son PIB ralentir à 6,6 sur le trimestre d’avril à juin (2016), après + 6,7 % au trimestre précédent. (…)

Pékin s’était fixé pour 2016 un objectif compris entre 6,5% et 7%, mais le panel (des économistes, -ndlr) sondé par l’AFP (l’Agence France-Presse) ne table que sur une performance annuelle de 6,6%. » (Girault, Julien, Les efforts de relance restent vains, Le Devoir, Montréal, le jeudi 14 juillet 2016, page B4).  Avouez que dans les deux cas, la position chinoise ne connaît pas un si grand écart entre la réalité et les prévisions.

Somme toute, le Capital financier internationalisé prépare l’opinion publique à la fatalité qui veut qu’avec lui ce n’est certes pas le paradis, mais que tout autre changement –en profondeur - annonçant la victoire des communistes à l’échelle mondiale, ne saurait être guère mieux; regardez la Grèce avec un gouvernement ‘syriza’ « de gauche ».

« Depuis peu, les critiques s’abattent [aussi] sur la réforme des entreprises publiques chinoises, notamment sur le renforcement du rôle du Parti communiste dans leur gestion, qui semble être un pas en arrière sur la voie de l’ouverture au marché (i.e. une prise de distance qui semble se généraliser eu égard au capitalisme, -ndlr). (…)
La Chine bascule vers une économie fondée sur l’innovation, la connaissance et les services.  (…)
Au cours des trente dernières années, ces entreprises ont permis l’émergence de la Chine en tant qu’usine du monde; elles étaient le fer de lance du boom de la construction des infrastructures, particulièrement dans les secteurs où se créent des monopoles naturels (télécommunications, production d’énergie) et dans les secteurs stratégiques (acier, charbon, banques).  [Mais il faut bien concéder que] la demande de biens durables est à la baisse, et la Chine doit créer ses produits de haute technologie, en développant le secteur des services.  Les exportations étant en baisse, elle doit stimuler sa consommation intérieure. » (Sheng , Andrew; Geng, Xiao, Les entreprises publiques chinoises peuvent-elles se réformer?, Le Monde, Paris, le jeudi 14 juillet-vendredi 15 juillet 2016, page 7).

On pourrait peut-être mieux regarder la poutre qu’on a dans l’œil... 

« Selon le gouverneur de la Banque du Canada, Stephen Poloz : même si les exportations hors ressources ont offert une performance décevante ces derniers mois au Canada, elles devraient continuer à grimper de façon soutenue à plus long terme, comme elles l’ont fait ces dernières années. ‘Cela nous permet de garder espoir dans le récit de base.  […] Nous refusons d’imposer un virage à 180 degrés de nos prévisions en raison des quelques dernières données ponctuelles’, a expliqué M. Poloz. (…)
Le gouverneur a déjà indiqué que les hausses de prix (dans les régions de Vancouver et de Toronto, -ndlr) étaient démesurées par rapport aux données économiques fondamentales comme la création d’emplois, l’immigration et la croissance des revenus. »  (Blatchford, Andy, La croissance du PIB sera un peu plus modeste, Le Devoir, Montréal, le jeudi 14 juillet 2016, pages B1-B2).

« À partir de l’année 2017-2018, le montant des transferts augmentera en fonction de la hausse du produit intérieur brut (PIB) canadien, soit d’un minimum de 3% garanti, selon ce qui est prévu pour le moment.
D’après le ministre Barrette (Québec), une telle réduction des paiements de transfert fédéraux aurait été inquiétante pour des provinces déjà à court de ressources et qui doivent composer avec de nouvelles réalités en santé, notamment le vieillissement de la population. »  (La Presse canadienne, Ottawa réduirait la hausse des transferts en santé, Métro, Montréal, week-end 15-17 juillet 2016, page 2).



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jeudi 24 janvier 2019

Unifor fait part de sa profonde inquiétude au sujet des compressions du gouvernement conservateur dans les collèges et les universités

17 Jan 2019 - 0:00
Le 17 janvier 2019
TORONTO - Les coupes irréfléchies dans l'éducation postsecondaire effectuées par le gouvernement conservateur de Ford menacent les travailleurs sur les campus et portent atteinte à l'accès à l'éducation.
Dans une annonce faite le jeudi 17 janvier, le gouvernement provincial a annoncé un plan de compressions dans le financement des collèges et des universités. L’annonce comportait les points suivants :
  • Une réduction garantie de 4 % du financement institutionnel;
  • Une réduction des bourses non remboursables et une augmentation de l'accès à la dette;
  • Une attaque contre la capacité des associations indépendantes des étudiants à représenter et à servir leurs membres;
  • L'élimination du délai de grâce de 6 mois pour le remboursement des prêts.
« Les collèges et universités de l'Ontario ont besoin d'investissements accrus pour offrir un enseignement postsecondaire public de haute qualité. Le léger coup de main des conservateurs ne fonctionnera pas ici. L'annonce d'aujourd'hui est une coupe, c’est clair et net », a déclaré Jerry Dias, président national d'Unifor.
Unifor est en faveur d'une éducation postsecondaire publique entièrement accessible. Le syndicat est également préoccupé par le fait que l'annonce comprend une attaque directe contre les associations d’étudiants.
« Les associations d’étudiants sont des organisations démocratiques et indépendantes qui fournissent des services essentiels et défendent les intérêts de tous leurs membres, a déclaré Naureen Rizvi, directrice de la région de l’Ontario d'Unifor. Nous avons déjà vu la stratégie de Ford à l'œuvre : si vous n'aimez pas votre opposition, faites-la taire. Cette attaque autocratique contre les étudiants est odieuse et évidente. »
Les travailleuses et travailleurs sur les campus de l'Ontario occupent déjà des emplois précaires et mal rémunérés, et ils subissent la privatisation des services publics qu'ils offrent. Les travailleuses et travailleurs sont unis aux étudiants dans leur lutte pour une éducation accessible et de qualité.
Pour obtenir de plus amples renseignements, communiquez avec Sarah McCue, représentante nationale aux communications d’Unifor, à l’adresse sarah.mccue@unifor.org ou au 416-458-3307 (cellulaire).


La Havane, 23 janvier (RHC).- Le président cubain, Miguel Diaz-Canel, a remémoré sur son compte Twitter la visite que le Commandant en Chef Fidel Castro a réalisée au Venezuela en 1959 peu après le triomphe de la Révolution cubaine.
Déjà à cette occasion, Fidel Castro a plaidé pour l’unité de l’Amérique Latine.
Dans son tweet, le président Miguel Diaz-Canel cite des propos tenus par Fidel Castro, à Caracas, en 1959.
«Si nous voulons sauver la Révolution de Cuba, la Révolution du Venezuela et la Révolution de tous les pays de notre continent, nous devons nous rapprocher et nous soutenir fermement parce que seuls et divisés, nous échouerons.»
Le 23 janvier 1959, plus de 30 mille personnes ont souhaité la bienvenue à Fidel Castro à l’aéroport international de Maiquetía. Le leader historique de la Révolution cubaine était arrivé à bord d’un avion vénézuélien envoyé par la Junte patriotique qui avait assumé le pouvoir dans ce pays sud-américain après la chute de Marcos Pérez.
Edité par Francisco Rodríguez Aranega
source: http://www.radiohc.cu/fr/noticias/nacionales/181770-miguel-diaz-canel-rememore-la-visite-de-fidel-castro-a-caracas-en-1959
Tag(s) : #Cuba#Venezuela

mardi 22 janvier 2019


On nous traite comme des machines, et encore…

La Nouvelle Vie Réelle

Daniel Paquet                                                      dpaquet1871@gmail.com

F
rom the mouth of the horse :  « après avoir augmenté durant les premiers mois de 2016, les taux d’emprunt des entreprises sont revenus aux niveaux observés au moment de la parution de la Revue (octobre 2015).. (…)

Selon la plus récente enquête des responsables du crédit et la toute dernière enquête sur les perspectives des entreprises menées par la Banque, les entreprises exposées directement ou indirectement au secteur pétrolier et gazier ainsi qu’au secteur métallurgique et minier ont dû composer avec un léger resserrement des conditions du crédit au premier trimestre de l’année. »  (Banque du Canada, Évaluation des vulnérabilités et des risques, Revue du système financier, Ottawa, juin 2016, page 8).

L’information que nous livre la Banque du Canada est toujours adéquate et pertinente, mais elle ne peut passer outre le portrait du citoyen qui, lui, suit les aléas boursiers d’après un indice très révélateur:  son propre portefeuille, et aussi par un élément incontournable :  sa santé.   Ainsi, « une étude internationale consacrée aux modes de vie futures et aux aspirations liées à la mobilité montre que 78% des personnes interrogées dans six pays au mode de vie ‘occidental’ (i.e. la France, l’Allemagne, l’Espagne, les États-Unis, le Japon et la Turquie) aspirent à ralentir leur rythme de vie, et 51% à moins travailler. (…)

Les personnes interrogées préfèrent cependant avoir moins de temps libre et plus d’argent (40%) que l’inverse (20%). »  (AP et Relaxnews, Le rythme de vie occidental remis en question selon une étude, Métro, Montréal, jeudi 7 juillet 2016, page 29).

C’est la bourgeoisie qui nous éreinte au travail.  Avec les profits que les capitalistes engrangent, ils pourraient se permettre d’augmenter le pouvoir d’achat des travailleurs, et de réduire le nombre d’heures passées au boulot mais ils préfèrent faire croître leurs entreprises.  Par exemple, « la Banque CIBC a annoncé ... qu’elle a conclu une entente définitive visant l’acquisition de PrivateBanCorp et de sa filiale, the PrivateBank, une banque commerciale de marché intermédiaire basée à Chicago (USA).  (…)  PrivateBanCorp possède 17,7 milliards $US en actif. (…)
La clientèle de PrivateBanCorp se compose de sociétés du marché intermédiaire, en plus de propriétaires d’entreprise, de cadres, d’entrepreneurs et de familles.  PrivateBanCorp offre aussi des services bancaires spécialisés à des clients de certains secteurs d’activité, dont les soins de santé et la technologie. »  (La Presse canadienne, La CIBC achète une banque américaine, Le Devoir, Montréal, le jeudi 30 juin 2016, page B 2).

En Europe également les fusions financières se poursuivent, ne serait-ce que l’émergence d’une nouvelle et puissante Bourse née de l’union de la Deutsche Börse (Allemagne) et LES (Grande-Bretagne).  « Quelques heures après le séisme provoqué par le résultat du référendum britannique Brexit en faveur d’une sortie de l’Union européenne, les opérateurs des Bourses de Francfort et de Londres se disaient toujours pleinement engagés pour mener à bien leur fusion.  [S’ajoute le fait que] l’État régional de Hesse, qui octroie une licence à la Deutsche Börse pour opérer la Bourse de Francfort, devrait être réticent à l’idée que la capitale financière allemande puisse voir son poids diminuer à l’internationale. »  (Julien, Marie; Toussaint, Benoît, Péril sur le mariage des Bourses de Francfort et de Londres, Le Devoir, Montréal, le jeudi 30 juin 2016, page B 4).

Malgré tout, la bourgeoisie tentera et parviendra peut-être (presque comme toujours!), à nous faire croire que ‘rien ne va plus’ et qu’il faut fermer boutique.  Dernières en date, « les plus récentes données de Statistiques Canada démontrent que le pays a affiché un déficit commercial record en avril et que celui-ci a été presque aussi mauvais en mai, ce qui fait craindre à certains observateurs que la faiblesse économique du deuxième trimestre soit pire que prévu. »  (Avec l’Agence France-Presse/La Presse canadienne, Le déficit commercial du Canada a atteint un niveau record en avril, Le Devoir, Montréal, le jeudi 7 juillet 2016, page B 2).

« La grande entreprise moderne est une coquille juridique conçue pour s’approprier le maximum des ressources de son environnement et dans laquelle les gestionnaires, les actionnaires, les créanciers, les clients et les fournisseurs sont en dépendance organique, mais se surveillent mutuellement et s’affrontent pour se partager le gâteau. (…)
Au Canada, les millions de contribuables isolés, atomisés forment aussi une cible fiscale facile comparée aux oligarchies d’affaires qui réussissent à obtenir une défiscalisation de leurs revenus… » (Bernard, Michel; Lauzon, Léo-Paul, Finances publiques, profits privés, Éditions du Renouveau québécois et la Chaire d’études socio-économiques de l’UQÀM, Montréal, 1996, page 49).

Si les gouvernements au Canada (fédéral et du Québec), à titre d’exemple, font vœu de pauvreté quant à leurs dépenses, il n’en va pas de même pour leurs plantureux dons aux grandes corporations.

Ainsi, « le ministre des Finances (du Québec), Carlos Leitao, faisait miroiter des baisses d’impôt à la suite des généreux surplus enregistrés par son gouvernement.  Le surplus budgétaire pour 2015-2016 a atteint en effet $1,8 milliard selon les données de l’époque.  [Le ministre] a toutefois rappelé que l’option ‘généralement’ choisie en cas de surplus est le paiement de la dette. » (Bergeron, Patrice, Leitao fait miroiter des baisses d’impôt, Le Devoir, Montréal, le jeudi 7 juillet 2016, page B 3).

En clair, c’est le retour d’ascenseur vers les institutions financières qui exigent dorénavant que le gouvernement du Québec rembourse ‘complaisamment’ les intérêts en ‘pièces sonnantes et trébuchantes’.  D’ailleurs, du bout des lèvres, le ministre s’adresse assez directement aux néophytes, car il « a par ailleurs écarté la possibilité d’annuler les récentes compressions de $200 millions dans le réseau de la santé. (…)

Le premier ministre du moment, Philippe Couillard, s’était pourtant engagé à consacrer la moitié d’éventuels surplus budgétaires au paiement de la dette et l’autre à des baisses d’impôt. »  (Bergeron, page B 3).

« Les ministres, grosso modo, ne parlent pas des vrais problèmes comme celui de la répartition des richesses et de l’impôt des compagnies.  [Les comptables et les ministres] rêvent d’une comptabilité de ‘business’ pour l’État; cela fait partie du rêve capitaliste plus général de l’effacement de l’État devant les affaires. (…)
Ainsi, ils considèrent comme une perte tout investissement en éducation ou pour la santé, ou en général tout ce qui est investi dans les personnes. (…)  Pendant ce temps, 70 000 compagnies rentables ne paient pas d’impôt au Canada. (…)

La plus grande conséquence des difficultés budgétaires de l’État est une demande de réduction du politique en faveur du pouvoir des hommes d’affaires, des technocrates comptables, économistes, banquiers, maison de cotation, etc. (…)
Évidemment, on fait du retrait de l’État la solution globale à tout.  Il faut retourner plus loin dans le passé et se souvenir que ce sont les défauts (i.e. les conséquences directes) du capitalisme (i.e. engendrant l’impérialisme) qui ont amené l’existence de l’État assurantiel et l’interventionnisme étatique. »  (Bernard-Lauzon, pages 53, 55).

On doit souligner au passage l’âpre lutte de classes qui a fait reculer ou freiner l’impérialisme et ‘son’ État et les ont obligés à des concessions de taille, en plus de la perte de marchés alléchants, à partir de la deuxième guerre mondiale, surtout en Europe et lors de la décolonisation, en Afrique notamment.

« L’utilisation de capital la plus avantageuse pour le capitaliste est celle qui, à sûreté égale, lui rapporte le plus gros profit; mais cette utilisation peut ne pas être la plus avantageuse pour la société.  Tous les capitaux utilisés pour tirer parti des forces productives de la nature sont les plus avantageusement utilisés. (Say, tome II, pages 130, 131) ». (Marx, Karl, Manuscrits de 1844, Flammarion, Paris, 1985, page 35).

Dans le tournant des années 1970-1980, et à grands renforts de publicité, les compagnies d’assurance prêchaient aux Québécois que si la situation semblait difficile sur le plan économique, il n’en serait plus ainsi au moment de la retraite :  la Liberté 55.  Quelle duperie!  Nous étions au lendemain de la dure et honteuse défaite militaire U.S. au Vietnam.  De toute façon, ‘il n’y aurait plus de guerre’, claironnaient les mass-médias s’alimentant aux U.S.A.

L’agression occidentale contre l’Irak dément la réalité; elle s’appuie sur de fausses prémisses; par exemple la possession d’armes de destruction massive orientées vers les pays de l‘OTAN.  Le président de la commission sur l’engagement en 2003 du Royaume-Uni en Irak, John Chilcot, [affirme qu’] en mars 2003, il n’y avait pas de menace immédiate. La politique de l’endiguement aurait pu être poursuivie.’ » (Albert, Éric, Guerre en Irak :  un rapport attendu accable Tony Blair, Le Devoir, Montréal, le jeudi 7 juillet 2016, page B 5).

À l’époque, Tony Blair envoie un mémo à George W Bush :  Je serai avec toi, quoiqu’il en soit’, il ajoute :  La planification et la stratégie sont les plus difficiles [des guerres qu’on a connues jusqu’à présent].  Ce n’est pas le Kosovo.  Ce n’est pas l’Afghanistan.  Ce n’est même pas la guerre du Golfe.’  « John Chilcot rappelle que le retrait des forces britanniques en 2007 s’est opéré dans des conditions ‘humiliantes’.  Les troupes de Sa Majesté ont dû passer un accord avec une milice locale (quelle ironie!  D.P.), qui les avait combattues, pour stabiliser temporairement la région. (…)
En Irak, depuis la guerre de 2003, un demi-million de personnes ont été tuées.  La naissance de l’État islamique n’aurait pas été possible sans le chaos du pays, (- ndlr).  (…)
John Chilcot ne tranche pas la question d’éventuelles poursuites judiciaires contre l’ancien premier ministre. (…)  Mais le verdict politique est sans appel. »  (Albert, page B 5).

Il y a déjà fort à parier que la bourgeoisie britannique et al. utilisera tous les moyens à sa disposition pour qu’on oublie, au sein de l’opinion publique, ‘l’incident de parcours’; c’est l’omerta que ceux-ci vont, comme lors de déclarations leur étant hostiles, vouloir faire régner et si possible, séance tenante. »  (Albert, page B 5).

C’est vraiment comique que l’article voisinant celui sur la guerre en Irak et la participation de Tony Blair, dit en fait à propos du Scottish National Party (SNP) : « Le SNP [à Bruxelles] ne veut pas créer de précédent.  Chaque situation doit être examinée individuellement et nous ne voulons pas prendre le risque que des inquiétudes externes compliquent notre situation. »    www.EurActiv

Retour à la guerre en Irak : « Le conflit a coûté la vie à 179 militaires britanniques, à près de 4 500 militaires américains et à plus de 100 000 Irakiens ». (AP, L’Intervention britannique en Irak descendue en flammes, Métro, Montréal, jeudi 7 juillet 2016, page 10).

« Les larmes de crocodile que [Tony Blair] a versées sur ‘la décision la plus difficile’ qu’il ait jamais prise ne font que mettre en lumière le fait que, loin d’avoir agi en toute ‘bonne foi’, il a manufacturé une réalité qui accréditait ses intentions, au nez et à la barbe, faut-il le rappeler, des manifestations anti-guerres qui, par millions au Royaume-Uni et dans le monde, avaient exprimé leur désaccord. »  (Taillefer, Guy, Éditorial, Ce caniche que fut Tony Blair, Le Devoir, Montréal, le jeudi 7 juillet 2016, page A 6).

Les éditorialistes des mass-médias disculpent régulièrement, les dirigeants politiques et parfois la classe bourgeoise (militariste et revancharde) et les autres grands brasseurs d’affaires (dont les banquiers), qui servent bien leurs intérêts financiers, industriels et autres.

« Il n’y a pas une seule république au monde qui fasse sa politique étrangère au grand jour.  (Et encore davantage lors des rencontres du G7, du G8, du G20, de l’OTAN, etc., -ndlr).   Tant que le régime capitaliste existera, on ne peut attendre des capitalistes qu’ils ouvrent au public leurs livres de commerce.  La propriété privée des moyens de production comporte la propriété privée des titres et des opérations financières.  Le fondement essentiel de la diplomatie actuelle, ce sont les opérations financières, qui se ramènent au pillage et à l’étranglement des nationalités faibles :  tels sont,  à notre point de vue, les principes essentiels dont découle toute notre appréciation de la guerre :  ‘Aussi un parti prolétarien ne peut-il soutenir  ni la guerre actuelle (la première guerre mondiale), ni le gouvernement actuel (dans le cas de la Syrie, on pourrait viser les pays membres de l’OTAN, dont le Canada), ni ses emprunts, sans rompre complètement avec l’internationalisme, c’est-à-dire avec la solidarité fraternelle des ouvriers de tous les pays dans la lutte contre le joug du Capital.’ » (Lénine, V.I.  Œuvres choisies, tome 2,  Éditions du Progrès, Moscou, 1968, page 101).

Comme l’a écrit le général et théoricien militaire prussien, Carl von Clausewitz, la guerre c’est la politique par d’autres moyens; et la politique fixe les balises de l’État, qui, lui, émane des arrangements (pacifiques ou guerriers) des populations qui s’établissent sur des territoires où elles mettent en commun la plupart du temps – dans un premier temps- leur autorité et l’organisation de leur économie… qui fut agraire, il y a de cela des siècles.

Le type d’organisation marque définitivement un progrès par rapport au mode de production précédent, par exemple du capitalisme vers le socialisme; du féodalisme vers le capitalisme.   Le lecteur est invité à lire le Manifeste du Parti communiste de Marx et d’Engels, rédigé en 1848.

Somme toute, le gouvernement du Canada, malgré les nombreuses guerres où il a entraîné le pays, n’a pas réussi à militariser l’opinion publique au pays, a fortiori au Québec, où la majorité de la population s’est fondée dans le creuset des Français ‘vaincus’ par l’Empire britannique.  Ceci explique entre autres la dégelée de l’ex-parti au pouvoir, le Parti conservateur du Canada.  On sait qu’une des conséquences du changement d’attitude du peuple canadien et de la débâcle des conservateurs, surtout dans l’ouest du pays, origine dans le soutien sans réserve de Stephen Harper et de ses conservateurs à la politique belliqueuse des U.S.A.

Maintenant, la population canadienne s’intéresse de plus en plus à ‘l’économie’.  « Les médias ont fait état de quelques bizarreries témoignant de l’existence du phénomène.  L’archipel des Bermudes avec ses 60 000 habitants compte 9 500 compagnies, dont 1 300 compagnies d’assurance.  (…)

Pourtant cette tendance à l’assurance s’explique mal puisqu’ils arrivent troisième au monde pour le Produit national brut par habitant.  Les 30 000 habitants des îles Caïmans, avec leurs 28 000 compagnies, sont sûrement les gens les plus entreprenants de la terre…  Il faut dire pour éclairer le phénomène que le taux d’impôt de ces paradis est rarement au-dessus de 10%.  Les Barbades imposent les compagnies internationales à 2%. (…)

Sur 119 filiales étrangères (à l’extérieur du Canada et des États-Unis), appartenant à nos six grandes banques, 57 sont localisées dans les Antilles. (…)

« Tant le [feu] premier ministre, Jacques Parizeau, que l’ex-ministre québécois du Revenu, Yves Séguin, ont blâmé l’utilisation par les grandes corporations de filiales étrangères situées dans des paradis fiscaux pour fins de réduction de l’impôt sur le revenu.  Selon M. Séguin, le fait de permettre aux entreprises canadiennes de ne pas déclarer leurs bénéfices réalisés dans des filiales étrangères encourage les grandes corporations à s’installer dans des paradis fiscaux. »  (Bernard-Lauzon, pages 118, 119).

La bourgeoisie au Canada (incluant le Québec) s’appuie sur l’Assemblée nationale (à Québec) et la Chambre des Communes (à Ottawa).  « Certes, le moyen de sortir du parlementarisme ne consiste pas à détruire les organismes représentatifs et le principe électif (ce que veulent conserver les travailleurs britanniques par exemple après le vote en faveur du Brexit, - ndlr), mais à transformer ces moulins à parler que sont les organismes représentatifs en assemblées ‘agissantes’.  ‘La Commune (Paris, 1871), devait être non pas un organisme parlementaire, mais un corps agissant, exécutif et législatif à la fois.’  (…)

Il ne saurait être question de supprimer d’emblée, partout et complètement, le fonctionnarisme.  C’est une utopie.  Mais briser d’emblée la vieille machine administrative pour commencer sans délai à en construire une nouvelle, permettant de supprimer graduellement tout fonctionnarisme, cela n’est pas une utopie, c’est l’expérience de la Commune, c’est la tâche urgente, immédiate, du prolétariat révolutionnaire. »  (Lénine, pages 323, 324-325).

Une preuve très tangible de l’inutilité du parlement, nous est donnée par les travaux en cours du Comité parlementaire sur la réforme parlementaire.  D’entrée de jeu, la Ministre libérale responsable des Institutions démocratiques, Maryam Monsef, lance le débat en invitant « les députés de tous les partis à la Chambre des Communes à mettre de l’eau dans leur vin, [et elle s’] engage à revoir le rapport que [les membres du Comité rédigeront] intelligemment et à déposer à la Chambre des Communes une recommandation qui aura du sens pour tout le monde. »  (Buzzetti, Hélène, Le gouvernement ne bougera pas sans consensus, Le Devoir, Montréal, le jeudi 7 juillet 2016, page A 7).

La plupart des commentaires sont venus des conservateurs et se sont limités à des questions de forme :  durée et financement du Comité.  Ils savent bien que leur haine pathologique et farouche à l’égard des Canadiens-français serait suicidaire  et n’augurerait rien de bon suite à leur score anémique au Canada,  surtout au Québec.

Quant aux sociaux-démocrates du Nouveau Parti démocratique, ils ont ‘réitéré leur préférence pour le vote proportionnel’ et justement pour maintenir leurs assises au Québec où ce parti a enfin réussi à séduire les travailleurs canadiens-français.

Toutefois dans ce dossier et d’autres encore, le gouvernement du Parti libéral du Canada déçoit.  C’est évident qu’il piétine sur place dans le cercle du statu quo, tout en souhaitant maintenir sa cote d’amour auprès de l’électorat canadien.
 
Il a déjà failli à la tâche.  Le Premier ministre du Canada, Justin Trudeau, aurait dû virer le ministre Stéphane Dion qui a été particulièrement lamentable dans le trafic d’armes de la canadienne General Dynamics avec le gouvernement de l’Arabie saoudite, qui achète pour $15 milliards d’équipement militaire.  Tout est dégoûtant dans cette rapine.  Et le ministre des Finances sait-il le montant exact que touchera le fisc canadien et ontarien dans cette prébende?

Dans le dossier sur le mode de scrutin, le gouvernement du Canada a fixé les balises, reprendra-t-il la réponse de la ministre Monsef, aux députés conservateurs à propos d’un référendum sur le mode électoral canadien;  voici ce qu’elle a dit :  « Si c’est ce que le comité recommande, si c’est ce que vous entendez de la part des Canadiens, si vous arrivez à un consensus que c’est la meilleure façon de dialoguer avec les Canadiens en 2016, alors il me reviendra et  il reviendra au gouvernement de prendre cela au sérieux. »  (Buzzetti. page A3).


Dans un autre ordre d’idées, et finalement en écrasant la fibre nationale au Québec, le camp Anglo-franco-canadien (la grande bourgeoisie canadienne) pour le ‘non’ à la séparation du Québec, les milieux d’affaires, financiers, réactionnaires et… n’hésitons pas à le dire anti-Canadiens-français ont tout fait (sauf  l’invasion par les Forces canadiennes, parce que depuis 1970 lors de l’invasion d’octobre, les gouvernements ne sont plus très sûrs des troupes, y compris celles stationnées à Valcartier dans le nord de la ville de Québec) pour éradiquer de la conscience nationale de tous les Québécois francophones (de souche et en devenir) et des Anglos progressistes, ce qu’il y avait de plus beau dans la tête, les corps et les mains créatrices des Québécois, des rêves qu’ils avaient collectivement bâti pour un monde meilleur où on puisse inventer des chansons et des rires; sans compter un cinéma original et un théâtre novateur, à l’ombre du  main stream de la ‘culture’ impérialiste U.S.

C’est malheureusement le ‘non’ qui l’a emporté et les conséquences ont été cruelles :  l’indifférence, la morosité et le rejet de la lutte politique par les masses laborieuses et l’intelligentsia d’avant-garde.

Permettez-moi toutefois de démolir un mythe :  les ‘communautés culturelles’, les ‘votes ethniques’ n’ont pas fait la différence lors du deuxième référendum sur la question nationale au Québec en 1995; l’affirmer, c’est s’éloigner de la vérité.

En 1977, le National Union of Students (450 000 membres) adoptait deux propositions présentées par l’Aneeq :

1.        que l’Aneeq est le pendant national du NUS;
2.       que le NUS reconnaît le droit du Québec à l’autodétermination jusqu’à et y compris l’indépendance.

Et ce fut adopté.



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lundi 21 janvier 2019



Mise en garde Cuba contre une crise de crédibilité dans le monde de l'information

22 Janvier 2019


La Havane, 21 janvier (PL) Le journaliste franco-espagnol Ignacio Ramonet a mis en garde dans cette capitale contre la crise de crédibilité qui affecte le monde de l'information aujourd'hui.

Le mensonge a toujours existé dans les médias, mais maintenant c'est quelque chose de plus grave, cela semble une grande intoxication, a souligné Ramonet lors de son intervention au Forum international sur le journalisme en Amérique latine.

Exactement, la vérité est la vérité, il n'y a pas d'avant, ni d'après, mais maintenant avec les réseaux sociaux, chacun a le sien, et cela génère une crise de crédibilité, a déclaré l'intellectuel à l'Hôtel National de Cuba.

Alors que la controverse entre les réseaux sociaux et les médias traditionnels se développe, la presse conservatrice continue de mentir de façon flagrante, et cela ne peut être perdu de vue, a déclaré le chercheur.

Maintenant, n'importe qui peut produire du contenu sur les réseaux sociaux, et une personne est capable d'atteindre plus de publics qu'une station de télévision, et devenir un média dominant, a-t-il dit.

Nous sommes en pleine révolution de la communication", a déclaré le journaliste.

Dans ce problème - a-t-il souligné - la figure de l'influenceur à capacité de prescription apparaît et peut devenir une célébrité mondiale grâce aux réseaux sociaux.

Cet élément peut changer les critères de ses disciples, a ajouté Ramonet.

Les fausses nouvelles avancent plus vite que les vraies nouvelles, parce que ces dernières nécessitent des explications et des arguments, a-t-il dit.

Il faut donc savoir choisir entre le bon et le mauvais, le faux et le vrai, recommande l'intellectuel européen.

S'il perd le plus possible la vérité, alors la liberté disparaît, dit Ramonet.

Le Forum international sur le journalisme latino-américain culminera demain, dans le cadre du 60e anniversaire de l'opération Vérité.

L'opération consistait en une réunion de 400 journalistes étrangers convoqués à La Havane, alors que la Révolution n'avait pas encore 20 jours, pour connaître de première main les détails des procès contre les criminels de guerre de la tyrannie vaincue de Fulgencio Batista, parmi les mensonges des grands médias sur ce processus.

Le forum international -parrainé par Prensa Latina- vise à débattre du journalisme latino-américain dans les scénarios de la mondialisation et des nouvelles technologies.

mv/joe
source: https://www.prensa-latina.cu/index.php?o=rn&id=246265&SEO=advierten-en-cuba-sobre-crisis-de-credibilidad-en-mundo-informativoTag(s) : #Cuba

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