LA
RÉPUBLIQUE DÉMOCRATIQUE ALLEMANDE CONTRE LE NAZISME
Adolf Hitler n’était pas fou; Adolf Hitler était
fasciste
Daniel Paquet dpaquet1871@gmail.com
MONTRÉAL – Délégué par la Ligue de la jeunesse communiste du Canada
(LJCC), à l’été 1981 au Parlement de la Jeunesse Libre Allemande (FDJ), me
voilà à Berlin (capitale de la RDA) au sein d’un immense rassemblement de jeunes
et d’étudiants allemands; et de représentants d’organisations de jeunesse de
part en part du globe. Un survol
planétaire de jeunes révolutionnaires.
Tout le monde est là, y compris en premier le chef d’État de la
République démocratique, E. Honecker.
L’objectif de la FDJ et du gouvernement aura toujours été l’éradication
du national-socialisme légué par Adolf Hitler et consorts, regroupés dans le
parti nazi. Il y a eu des nazis par conviction
irréversible; il y a eu les nazis pas complaisance (par exemple en République
fédérale d’Allemagne (Ouest) où ils s’étaient refaits une vie.
De façon prémonitoire, le Baron D’Holbach, qu’on peut compter parmi les
Lumières, disait déjà à son époque qu’«un bon courtisan ne doit jamais avoir d’avis,
il ne doit avoir que celui de son maître ou du ministre (i.e. ad hoc, celui du
Ministre de la Propagande, le Dr. Joseph Goebbels, sous le régime hitlérien),
et sa sagacité doit toujours le lui faire pressentir; ce qui suppose une
expérience consommée et une connaissance profonde du cœur humain.
Un bon courtisan ne doit jamais avoir raison, il ne lui est point permis
d’avoir plus d’esprit que son maître ou que le distributeur de ses grâces, il
doit bien savoir que le Souverain (i.e. Führer) et l’homme en place ne peuvent
jamais se tromper. » (Baron D’Holbach, Essai sur l’art de ramper à l’usage des courtisans, Éditions
J’ai lu, Paris, 2013, page 9).
D’autres ont continué à narguer la population, tel cet ancien SS
rencontré dans un train pour Munich; ce qui avait fait dire à un officier de
l’Armée U.S. regagnant sa base, qu’il y avait encore 75 000 SS en liberté en RFA, amnistiés en
raison de leur âge avancé. Ce compagnon
de route, tel un grand-papa-gâteau allait rejoindre sa famille. Belles retrouvailles!
À l’Ouest, c’est-à-dire chez la droite et l’extrême-droite revancharde,
par le truchement des mass-médias: Deutsche Welle, Voice of America, etc., on
appelait à la destruction de la frontière d’État qu’était le fameux et ‘inexplicable’ mur de Berlin qui séparait la
capitale, de la trizone occidentale (U.S.A., Grande-Bretagne et France), malgré
un ersatz d’autonomie. À vrai dire,
l’Ouest désirait ce mur pour bloquer la culture progressiste et démocratique de
l’Est, le passé glorieux de l’Allemagne : Clara Zetkin, Rosa Luxemburg,
Karl Liebknecht, Karl Marx, Friedrich Engels, etc. En somme, tous ces héros qui avaient fait de
l’Allemagne l’espoir pour la révolution communiste … dirigée contre le mode
d’activité antérieur, elle (devra) supprimer le travail et abolir la domination de
toutes les classes en abolissant les classes elles-mêmes, parce qu’elle est
effectuée par la classe qui n’est plus considérée comme une classe dans la société, qui n’est plus
reconnue comme telle et qui est déjà l’expression de la dissolution de toutes
les classes, de toutes les nationalités, etc.; dans le cadre de la société
actuelle. (…) Cette révolution n’est donc pas seulement rendue nécessaire parce
qu’elle est le seul moyen de renverser la classe dominante (i.e. la bourgeoisie),
elle l’est également parce que seule une révolution permettra à la classe qui
renverse l’autre de balayer toute la pourriture
du vieux système qui lui colle
après et de devenir apte à fonder la société sur des bases nouvelles. »
(Marx-Engels, L’idéologie allemande, Éditions sociales, Paris, 1968, page 120-121).
Arrogants et vindicatifs, les tenants du Troisième Reich, écrasés,
hurlaient littéralement contre l’URSS, contre une soi-disant dictature
sanglante exercée par les communistes dans ce pays. Alors que pour ces derniers,
« l’utilisation du pouvoir du prolétariat pour écraser les exploiteurs,
pour défendre le pays, pour consolider les liens avec les prolétaires des autres
pays, pour développer la révolution et la faire triompher dans tous les
pays, » n’était qu’un des traits caractéristiques de la dictature du
prolétariat.(Staline, Joseph, Les questions du léninisme,
Éditions en Langues étrangères, Pékin, 1977, page 179).
Les anciens propriétaires russes, les fils de banquiers, les enfants de
la bourgeoisie, le crime organisé criaient bien fort contre les mesures du pouvoir
soviétique. Pour Lénine, « toute
l’économie nationale organisée comme la poste, de façon que les techniciens,
les surveillants, les comptables reçoivent, comme tous les fonctionnaires, un
traitement n’excédant pas des ‘salaires d’ouvriers’, sous le contrôle et la
direction du prolétariat armée : tel est notre but immédiat. Voilà l’État dont nous avons besoin, et sa
base économique. Voilà ce que donneront
la suppression du parlementarisme et le maintien des organismes représentatifs,
- voilà ce qui débarrassera les classes laborieuses de la corruption de ces
organismes par la bourgeoisie. » (Lénine, V.I., L’État et la révolution, tome 2,
Éditions du Progrès, Moscou, 1968, page 326).
Le Parti national-socialiste des ouvriers d’Allemagne n’a pas anéanti le
génie et la culture allemands. Ils vivent
toujours et ont conservé leur beauté, leur tendresse –par exemple - dans van
Beethoven, dont l’Union européenne a usurpé (violé le legs créateur) son œuvre
magistrale : l’Hymne à la joie, de la 9ème Symphonie. Ils
résonnent chez notre contemporain Bertolt Brecht (Mère Courage, etc.);
s’interrogent près de Sigmund Freud, et al.
Tous ces artistes et intellectuels nous ont fait pénétrer dans le monde de la création et de la psyché. Le philosophe britannique David Hume a écrit
sous ce rapport que « dans la poésie épique, la connexion entre les
événements est plus étroite et plus sensible; le récit ne se poursuit pas aussi
longuement dans le temps; les acteurs se hâtent vers un moment remarquable qui satisfait la curiosité
du lecteur. (réf. la catharsis dans les
tragédies grecques). Cette conduite du
poète épique dépend de la situation particulière de l’imagination et des
passions, que suppose cette production.
L’imagination, à la fois celle de l’auteur et celle du lecteur, est plus
avivée et les passions plus enflammées qu’en histoire, dans une biographie ou
dans toute espèce de récit qui se borne
à la stricte vérité et réalité.
Considérons l’effet de ces deux circonstances qui appartiennent à la poésie, surtout au
genre épique plus qu’à toute autre espèce de composition, et examinons la raison pour laquelle elles réclament dans
la fable une unité plus stricte et plus
étroite. » (Hume, David, Enquête sur l’entendement humain, GF
Flammarion, Paris, 2006, page 75).
Adolf Hitler, dans les brasseries de Munich, se mettait en scène et
donnait un ‘show’ bien rodé sur les thèmes qui plaisaient aux spectateurs
avinés : l’exploitation par l’Europe, dont la France, qui taxait
lourdement le peuple allemand pour s’indemniser des destructions de la première
guerre mondiale; le chômage endémique, etc.
Les groupuscules politisés (ex. le Parti des travailleurs allemands) se
l’arrachaient; les propriétaires faisaient des affaires d’or en laissant cet
orateur aboyer des slogans où tous y passaient : la gauche, la droite,
etc. En un mot, Adolf Hitler et ses discours politiques, attiraient la
clientèle; qui s’en serait plaint? Les
communistes et les socialistes y trinquaient
‘dur’. Il participa ensuite à un
coup d’État raté et fut incarcéré (pas trop longtemps). C’est à ce moment-là qu’il rédigea son
‘œuvre’ : Mein Kampf (mon
combat). Il fut réellement rédigé
par un acolyte et corrigé par au moins
cinq de ses supporters. Ce n’est pas une
grande œuvre dans le genre de Goethe.
Mais, c’était ‘Allemand’. C’était
d’autant plus prisé que les hommes, après le travail (s’ils travaillaient) étaient plutôt oisifs
le soir (pas de télé à l’époque!).
Alors, on allait écouter Hitler et ça meublait la soirée pour pas cher. Et tous les tabous, les préjugés et les
clichés y passaient, notamment sur la ‘juiverie internationale’, au centre de
son architecture discursive. On connaît
l’issue : la déroute totale dans la forteresse de Berlin. À ce titre, le film ‘La chute’ mérite d’être visionnée.
Mai 1945, ne fut pas la défaite du peuple allemand, ce fut davantage la
capitulation sans conditions du nazisme allemand devant l’Armée rouge.
Que peut-on conclure aujourd’hui, sinon qu’un million de migrants
d’Afrique et du Moyen-Orient ont trouvé refuge en Allemagne, malgré les
protestations racistes et xénophobes? À
ce sujet, Friedrich Engels disait :
« Il est donc prouvé que, dans l’histoire moderne tout au moins,
toutes les luttes politiques sont des luttes de classes et que toutes les
luttes émancipatrices de classes, malgré leur forme nécessairement politique –
car toute lutte de classes est une lutte politique – tournent, en dernière
analyse, autour de l’émancipation économique. » (Engels, Friedrich, Ludwig
Feuerbach et la fin de la philosophie classique allemande, Éditions
sociales, Paris, 1966, page 73).
Et pourquoi tout cela finalement?
« … Toutes les circonstances où nous éprouvons le sentiment de
notre existence et où nous voulons les partager avec nos amis en vivant avec
eux. Aussi les uns se réunissent-ils
pour boire, les autres pour jouer aux dés, d’autres pour s’exercer à la
gymnastique, d’autres enfin pour chasser ou pour philosopher de compagnie. Tous
les hommes passent leur temps à leur occupation préférée. Comme ils veulent
vivre en intimité avec leurs amis, ils se livrent et participent à ce qu’ils
estiment être l’agrément de la vie en commun. » (Aristote, Éthique
de Nicomaque, Éditions Garnier Frères, Paris, 1961, page 453).
Retournons au domaine de l’économie.
Le communisme n’a pas engendré la dette dans les pays dits civilisés. Le capitalisme, oui. Ainsi, les ménages (ex. au Canada) fortement
endettés disposent d’une moins grande marge de manœuvre pour faire face à des
variations soudaines de leurs revenus.
Plus leur nombre augmente, plus il est
probable que des chocs économiques négatifs dans le secteur des ménages
entraînent des conséquences importantes pour l’économie et le système financier. Or, la vulnérabilité associée à l’endettement
des ménages s’est accentuée. Le niveau
global de la dette hypothécaire par rapport au revenu continue de
s’accroître. Les mesures relatives au
financement du logement adoptées par le gouvernement fédéral l’automne dernier
visaient surtout à améliorer la qualité
des nouvelles créances hypothécaires, et cet objectif a bien été atteint dans
le segment des créances assurées.
Parallèlement, la part des prêts non assurés augmente, en particulier
sur les marchés où les prix des logements sont élevés (i.e. Vancouver, Toronto
et vraisemblablement Montréal, à venir), et certaines indications donnent à penser
que le risque lié à ces prêts se serait amplifié. Le recours
plus fréquent aux lignes de crédit garanties par l‘avoir propre foncier
pourrait aussi concourir à cette vulnérabilité. » (Banque du Canada, Évaluation
des vulnérabilités et des risques, Revue du système financier, Ottawa,
juin 2017, page 5).
Et pour une dernière fois (enfin pour cette fois-ci!), nous redonnons la
parole à notre bon vieux Karl et bien sûr à Friedrich qui affirment derechef
qu’ «une fois que les différences de classes auront disparu au cours du
développement et que toute la production sera concentrée entre les mains des
individus associés, les pouvoirs publics perdront leur caractère
politique. Le pouvoir politique au sens
propre est le pouvoir organisé d’une classe pour l’oppression d’une autre. Lorsque dans la lutte contre la bourgeoisie
le prolétariat s’unit nécessairement en une classe, qu’il s’érige en classe
dirigeante par une révolution et que,
classe dirigeante, il abolit par la violence les anciens rapports de
production, il abolit du même coup les conditions d’existence de l’opposition
de classes, des classes en général et
par suite sa propre domination de classe.
À la vieille société bourgeoise avec ses classes et ses oppositions de
classes se substitue une
association dans laquelle le libre
développement de chacun est la condition du libre développement de tous. »
(Marx, Karl; Engels, Friedrich, Manifeste du Parti communiste,
Flammarion, Paris, 2008, page 257).
Maintenant, le lecteur comprendra que le « donneur
d’emploi » (le grand patronat)
n’est pas intéressé à ce que la classe ouvrière fasse siennes ces idées, même
si ça fait partie du patrimoine ouvrier allemand. Aussi, il imite le ‘big business’ états-unien
en gardant sa ‘main-d’œuvre’ dans une cage dorée, même s’il ne peut éviter les
crises cycliques (ex. la crise financière de 2008). Malgré tout les communistes allemands, eux,
relèvent la tête. N’ont-ils pas
l’expérience d’une République ouvrière, même si elle a été trahie par Gorbatchev et les dirigeants soviétiques. Les nazis –veston-cravate – qui constitue le
gratin du patronat germanique vieillit, les nazillons essaient bien de suivre
les traces d’Adolf Hitler, de Himmler, etc., mais l’engouement n’y est plus. À vrai dire, ceux-ci deviennent des bandes
davantage criminalisées que politisées, cependant férues de violence gratuite. En fait, ils se manifestent dans les
quartiers défavorisés; là, d’où s’échappe la prospérité allemande. Toutefois, que ce soit en Allemagne ou ailleurs
dans le monde, il faut toujours se rappeler que le fascisme n’est pas un
problème : c’est d’abord et avant
tout un danger mortel pour la classe ouvrière…
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