mercredi 1 avril 2020



Dernière mise à jour à 16h03 le 01/04

Version 3G|Qui sommes-nous ?

CHINEÉCONOMIEMONDEAFRIQUESCIENCECULTURESOCIÉTÉPLANÈTESPORTTOURISMEOPINIONPHOTOSVIDEOS
Investir en ChineDéveloppement durableChangement climatiqueMarques chinoises Humanisme en Europe et en Chine Emploi
En ce moment :
Comment les industries de lutte contre la pauvreté aident les habitants à augmenter leurs revenus
En photo : des histoires dans la lutte contre le COVID-19
La province du Hubei fait tout son possible pour assurer l'approvisionnement en matériels pour la vie quotidienne
Le voile de l'hypocrisie ne pourra jamais couvrir le visage de l'intimidation
Le voile de l'hypocrisie ne pourra jamais couvrir le visage de l'intimidation
1.541 patients asymptomatiques placés sous observation médicale en Chine
Les missions diplomatiques chinoises mobilisées pour aider les étudiants vivant à l'étranger
Une nouvelle étude montre que les mesures de contrôle de la transmission évitent considérablement les cas de COVID-19 en Chine
La bataille contre les incendies de forêt continue à Xichang
Un moment avec les petits d'un panda géant dans le Shaanxi

Page d'accueil>>Société

Une nouvelle étude montre que les mesures de contrôle de la transmission évitent considérablement les cas de COVID-19 en Chine

le Quotidien du Peuple en ligne | 01.04.2020 15h41

À lire aussi :
Wuhan ferme un hôpital désigné pour les patients gravement atteints du COVID-19
Wuhan : reprise du travail de plus de 97% des grandes entreprises de la Zone de développement économique et technologique
A l'exception de Wuhan, le Hubei rouvre ses vols nationaux
Chine : Wuhan rouvre plus de lignes d'autobus


Une nouvelle étude publiée le 31 mars par le magazine Science suggère que le confinement de Wuhan, capitale de la province du Hubei (centre de la Chine), combiné à la réponse d'urgence nationale de niveau 1, a évité des centaines de milliers de cas de COVID-19 en Chine au 19 février.

Cette étude, dirigée par Tian Huaiyu de l'Université normale de Beijing, s'est concentrée sur le développement de l'épidémie au cours des 50 premiers jours en Chine, période qui s'est terminée le 19 février.

Pour enquêter de manière plus quantitative sur l'impact des restrictions de déplacement et des mesures de distanciation sociale sur la propagation des infections, les chercheurs ont utilisé des données spéciales de référentiel géocodé sur l'épidémiologie du COVID-19, les mouvements humains et l'intervention de santé publique en Chine dans une analyse qui s'est étendue du 31 décembre 2019 au 19 février 2020.

Au cours de cette période, la Chine a imposé une interdiction de voyager à Wuhan, où l'épidémie a commencé à partir du 23 janvier et a élevé sa réponse nationale de santé publique au niveau plus haut, le niveau 1, notamment par la suspension des transports en commun, la fermeture des lieux de divertissement et les interdictions des grands rassemblements publics.

Selon l'étude, en moyenne, l'interdiction de voyager a retardé l'arrivée du COVID-19 dans les villes d'environ 2,91 jours.

Selon les données, les villes qui ont mis en place une réponse de niveau 1 avant la notification des cas ont enregistré 33,3% de cas confirmés de moins en laboratoire pendant la première semaine de leur épidémie.

Le modèle a également montré que sans l'interdiction de voyager à Wuhan ou la réponse d'urgence nationale, il y aurait eu environ 744 000 cas confirmés de COVID-19 à l'extérieur de Wuhan à la date du 19 février.

Selon l'étude, avec cette seule interdiction, il y aurait eu environ 202 000 cas; et alors qu'avec la seule intervention d'urgence nationale, le chiffre aurait diminué à environ 199 000.

Aucune des deux interventions n'aurait inversé à elle seule la hausse de l'incidence au 19 février. Mais ensemble, elles offrent une explication pour limiter le nombre de cas confirmés à 29 839, 96% de moins que prévu en l'absence d'interventions au jour 50, a encore indiqué l'étude .
(Rédacteurs :孙晨晨, Yishuang Liu)
Partagez cet article sur :


Culture & sports
Les JO de Tokyo débuteront le 23 juillet 2021
Un gala organisé en ligne pour célébrer les parures chinoises
Le Japon et le CIO sont d'accord pour reporter d'un an les JO de Tokyo
Chine : le Xinjiang rouvre toutes les écoles primaires et secondaires alors que l'épidémie régresse
(COVID-19) L'OMS et la FIFA préconisent cinq mesures pour éliminer le COVID-19

Faits divers
Une nouvelle étude montre que les mesures de contrôle de la transmission évitent considérablement les cas de COVID-19 en Chine
La bataille contre les incendies de forêt continue à Xichang
Comment les industries de lutte contre la pauvreté aident les habitants à augmenter leurs revenus
En photo : des histoires dans la lutte contre le COVID-19
La province du Hubei fait tout son possible pour assurer l'approvisionnement en matériels pour la vie quotidienne

À découvrir également :
Hunan : des slacklineurs offrent un spectacle à haute altitude
Un hôpital transplante avec succès des reins de bébé à une femme
Deux bronzes de retour en Chine
La Chine compte 55 sites au Patrimoine mondial
Le grand bazar d'Urumqi entre dans la haute saison touristique
Les « animateurs dégustateurs » offrent un festin visuel aux internautes
Les valeurs culturelles de la Journée internationale des musées dans une perspective mondiale
Mort à 102 ans de I.M. Pei, l'architecte de la pyramide du Louvre

Votre pseudo




Vous vous y intéresseriez aussi :
Ceux qui veulent nous rejoindre sur la messagerie WeChat, scannez le code QR ci-contre.
Lhassa accueille une compétition d'escalade sur le thème « Une Ceinture, une Route »
Ouverture à Beijing d'une exposition sur un site chinois du patrimoine mondial
Ouverture d'une exposition sur Balzac dans l'est de la Chine
La Chine a enregistré 15 millions de dons de sang en 2018

Sélection du jour
Les missions diplomatiques chinoises mobilisées pour aider les étudiants vivant à l'étranger
Une nouvelle étude montre que les mesures de contrôle de la transmission évitent considérablement les cas de COVID-19 en Chine
La bataille contre les incendies de forêt continue à Xichang
Un moment avec les petits d'un panda géant dans le Shaanxi
Comment les industries de lutte contre la pauvreté aident les habitants à augmenter leurs revenus
En photo : des histoires dans la lutte contre le COVID-19
La province du Hubei fait tout son possible pour assurer l'approvisionnement en matériels pour la vie quotidienne
Conseils de la rédaction :

Croatie : course de bateaux-dragons à Zagreb




Les articles les plus lus
du jour|de la semaine|du mois

1(COVID-19) L'Algérie dénombre 584 cas d'infection au COVID-…
2(COVID-19) Guinée : couvre-feu et confinement de Conakry pe…
3La Chine conteste les interprétations politiques de ses exp…
4Observation d’un membre de l'ambassade de Chine en France d…
5La Chine met les bouchées doubles pour augmenter la product…

Copyright © 2000-2020 Tous droits réservés.





« l’histoire de toute société jusqu’à nos jours est l’histoire de la lutte de classes »

Rechercher :
>>


Vie du site
Vie politique
Lutter, Unir...
Internationale
S’organiser
Comprendre...

Accueil du site >
Lutter, Unir... >
J’ai la rage Par Claude Baniam (pseudonyme), psychologue à l’hôpital de Mulhouse — 24 mars 2020 à 18 :

J’ai la rage Par Claude Baniam (pseudonyme), psychologue à l’hôpital de Mulhouse — 24 mars 2020 à 18 :
Lundi 30 mars 2020, par lepcf.fr, popularité : 35%
Lutter, Unir... |
pdf |












Un psychologue de l’hôpital de Mulhouse crie sa révolte
contre ceux qui ont détruit le système de santé au nom des
restrictions budgétaires. Une fois la pandémie passée,
ceux-là mêmes rendront des comptes.


Je suis en colère et j’ai la rage, quand ils défilent dans les médias, montrent leur trogne à la télévision, font entendre leur voix parfaitement maîtrisée à la radio, livrent leur discours dans les journaux. Toujours pour nous parler d’une situation dont ils sont un facteur aggravant, toujours pour pérorer sur la citoyenneté, sur le risque de récession, sur les responsabilités des habitants, des adversaires politiques, des étrangers… Jamais pour nous présenter leurs excuses, implorer notre pardon, alors même qu’ils sont en partie responsables de ce que nous vivons.
Je suis en colère et j’ai la rage, car en tant que psychologue dans l’hôpital le plus touché, celui de Mulhouse, je vois toute la journée des dizaines de personnes arriver en urgence dans nos locaux, et je sais que pour une bonne partie d’entre elles, elles n’en ressortiront pas vivantes, souriantes, insouciantes, comme ce pouvait être le cas il y a encore deux semaines.
Je suis en colère et j’ai la rage, car je sais que ces personnes, ces êtres vivants, ces frères et soeurs, pères et mères, fils et filles, grands-pères et grands-mères, mourront seules dans un service dépassé, malgré les courageux efforts des soignants ; seules, sans le regard ou la main de ceux et celles qui les aiment, et qu’ils aiment.
Je suis en colère et j’ai la rage, devant cette situation folle qui veut que nous laissions nos aînés, nos anciens, ceux et celles qui ont permis que notre présent ne soit pas un enfer, ceux et celles qui détiennent un savoir et une sagesse que nul autre n’a ; que nous les laissions donc mourir par grappes dans des maisons qui n’ont de retraite que le nom, faute de pouvoir sauver tout le monde, disent-ils.
Le deuil impossible des familles.

Je suis en colère et j’ai la rage, en pensant à toutes ces familles qui vivront avec la terrible douleur d’un deuil impossible, d’un adieu impossible, d’une justice impossible. Ces familles auxquelles on ne donne pas accès à leur proche, ces familles qui appellent sans cesse les services pour avoir des nouvelles, et auxquelles aucun soignant ne peut répondre, trop occupé à tenter une intervention de la dernière chance. Ces familles qui sont ou pourraient être la nôtre…

Je suis en colère et j’ai la rage, quand je vois mes collègues soignant se battre, tous les jours, toutes les minutes, pour tenter d’apporter de l’aide à toutes les personnes qui se retrouvent en détresse respiratoire, y perdre une énergie folle, mais y retourner, tous les jours, toutes les minutes. Je suis en colère et j’ai la rage, devant les conditions de travail de mes collègues brancardiers, ASH, secrétaires, aides-soignants, infirmiers, médecins, psychologues, assistants sociaux, kinés, ergothérapeutes, cadres, psychomotriciens, éducateurs, logisticiens, professionnels de la sécurité… car nous manquons de tout, et pourtant, il faut aller au charbon.

Je suis en colère et j’ai la rage, car, lorsque je me rends à mon travail, et lorsque j’en pars, je croise en quelques minutes trois ou quatre véhicules d’urgence, transportant une personne pleine de l’espoir d’être sauvée… Comment ne pas avoir confiance dans nos hôpitaux ? Ils sont à la pointe, ils sont parfaitement en état de fonctionner, de protéger, de guérir… et pourtant, combien de ces ambulances mènent leur passager vers leur dernier lieu ? Combien de ces parents refranchiront la porte sains et saufs ?

Je suis en colère et j’ai la rage, car cela fait des années que nous crions notre inquiétude, notre incompréhension, notre dégoût, notre mécontentement, devant les politiques de santé menées par les différents gouvernements, qui ont pensé que l’hôpital était une entreprise comme une autre, que la santé pouvait être un bien spéculation, que l’économie devait l’emporter sur le soin, que nos vies avaient une valeur marchande.

Je suis en colère et j’ai la rage quand je constate que nos services d’urgences demandent de l’aide depuis si longtemps, quand je pense que les personnes qui arrivent avec le Samu posent leur regard (souvent le dernier sur l’extérieur) sur ces banderoles disant « URGENCES EN GRÈVE », qu’elles se trouvent face à des médecins traitants à la retraite du fait du départ des urgentistes, ces spécialistes de l’urgence qui seraient tant nécessaires en ces jours sombres…

De l’exploitation des étudiants infirmiers Je suis en colère et j’ai la rage devant la manière dont on exploite nos étudiants en soins infirmiers ou aides-soignants, qui se retrouvent à faire des travaux d’une dureté que je ne souhaiterais pas à mon pire ennemi, qui, a à peine 20 ans, doivent mettre les corps de nos morts dans des sacs mortuaires, sans préparation, sans soutien, sans qu’ils et elles aient pu se dire volontaires. Pourquoi demander ? Cela fait partie de leur formation, voyons ! Et ils
devraient s’estimer heureux, ils reçoivent une gratification de quelques centaines d’euros, vu qu’ils interviennent en tant que stagiaires.

Je suis en colère et j’ai la rage, car la situation actuelle est le fruit de ces politiques, de ces fermetures de lits comme ils aiment le dire, oubliant que sur ces lits, il y avait des humains qui en avaient besoin, de ces putains de lits ! De ces suppressions de postes, parce qu’un infirmier, c’est cher, ça prend de la place sur le budget prévisionnel ; de ces externalisations de tous les métiers du soin, puisqu’un ASH en moins dans les chiffres du nombre de fonctionnaires, c’est toujours un fonc@onnaire en moins dont ils peuvent s’enorgueillir.

Je suis en colère et j’ai la rage, car celles et ceux qui sont au boulot tous les jours, malgré la peur ancrée au ventre, peur d’être infecté, peur de transmettre le virus aux proches, peur de le refiler aux autres patients, peur de voir un collègue sur le lit de la chambre 10 ; celles-ci et ceux-là se sont fait cracher dessus pendant des années dans les discours politiques, se sont retrouvés privés de leur dignité lorsqu’on leur demandait d’enchaîner à deux professionnels tous les soins d’un service en quelques minutes, bousculés dans leur éthique et leur déontologie professionnelle par les demandes contradictoires et folles de l’administration. Et aujourd’hui, ce sont ces personnes qui prennent leur voiture, leur vélo, leurs pieds, tous les jours pour travailler malgré le risque continu d’être frappées par le virus, alors que ceux qui
les ont malmenés sont tranquillement installés chez eux ou dans leur appartement de
fonction.
Je suis en colère et j’ai la rage, parce qu’aujourd’hui, mon hôpital fait face à une crise sans précédent, tandis que celles et ceux qui l’ont vidé de ses forces sont loin. Parce que mon hôpital a été pris pour un putain de tremplin pour des directeurs aussi éphémères qu’incompétents qui ne visaient que la direction d’un CHU et qui sont passés par Mulhouse histoire de prouver qu’ils savaient mener une politique d’austérité bête et méchante… Parce que mon hôpital a été la cible d’injonctions insensées au nom d’une obscure certification, pour laquelle il semblait bien plus important de montrer une traçabilité sans faille plutôt qu’une qualité de soin humain.
Parce qu’en gros, mon hôpital ne fut rien de plus qu’un cobaye pour des administrateurs dont seule l’auto-valorisation égoïste avait de l’importance. Parce qu’au-delà de mon hôpital, ce sont les personnes qui y sont accueillies qui ont été considérées comme des valeurs négligeables, des chiffres parmi d’autres, des variables sur la ligne recettes/dépenses. Parce que dans l’esprit bêtement comptable de la direction générale de l’organisation des soins, patients et soignants sont tous dans le même panier d’un management des plus écoeurants… Les premiers de cordée et leur respirateur

Je suis en colère et j’ai la rage, quand je me souviens des premiers de cordée censés tenir notre pays, censés être le fer de lance de notre pays, censés nous amener, nous, petites gens, vers des sommets ; et que ce sont ces pe@tes gens, ces caissières de supermarché, ces éboueurs dans nos rues, ces ASH dans nos hôpitaux, ces agriculteurs dans les champs, ces manutentonnaires amazone, ces routiers dans leurs camions, ces secrétaires à l’accueil des institutions, et bien d’autres, qui permettent aux habitants de continuer de vivre, de se
nourrir, de s’informer, d’éviter d’autres épidémies… Pendant que les premiers de cordée lorgnent leur respirateur artificiel personnel, le prospectus de la clinique hi-tech dernier cri qui les sauvera au cas où, regardent les fluctua@ons de la Bourse comme d’autres comptent les cadavres dans leur service.

Je suis en colère et j’ai la rage envers ces hommes et ces femmes poli@ques qui n’ont eu de cesse de détruire notre système social et de santé, qui n’ont eu de cesse de nous expliquer qu’il fallait faire un effort collectif pour atteindre le sacro-saint équilibre budgétaire (à quel prix ?) ; que « les métiers du soin, c’est du sacrifice, de la vocation »… Ces politiques qui aujourd’hui osent nous dire que ce n’est pas le temps des récriminations et des accusations, mais celui de l’union sacrée et de l’apaisement… Sérieux ? Vous croyez vraiment que nous allons oublier qui nous a mis dans cette situation ? Que nous allons oublier qui a vidé les
stocks de masques, de tests, de lunettes de sécurité, de solutions hydro-alcooliques, de surchaussures, de blouses, de gants, de charlottes, de respirateurs (de putain de respirateurs tellement primordiaux aujourd’hui) ? Que nous allons oublier qui nous a dit de ne pas nous inquiéter, que ce n’était qu’une grippe, que ça ne passerait jamais en France, qu’il ne servait à rien de se protéger, que même pour les professionnels, les masques, c’était too much ?
Que nous allons oublier l’indifférence et le mépris pour ce qui se passait chez nos soeurs et nos frères chinois, chez nos soeurs et nos frères iraniens, chez nos soeurs et nos frères italiens, et ce qui se passera sous peu chez nos soeurs et nos frères du continent africain et chez nos soeurs et nos frères latino-américains ? Nous n’oublierons pas ! Tenez-le-vous pour dit…
Je suis en colère et j’ai la rage, car je vis depuis une semaine avec ceMe satanée boule dans la gorge, cette envie de me prostrer, de pleurer toutes les larmes de mon corps, quand j’écoute la détresse et la souffrance de mes collègues, quand ils et elles me parlent du fait de ne pas pouvoir embrasser leurs enfants parce que personne ne peut être sûr de ne pas ramener le virus, lorsque s’expriment les moments de craquage dans la voiture avant et après la journée de travail, quand je pense aux ravages à venir, psychiquement parlant, lorsque tout ça sera
derrière nous, et qu’il y aura le temps de penser…

Je suis en colère et j’ai la rage, mais surtout un désespoir profond, une tristesse infinie…
Je suis en colère et j’ai la rage, et je ne peux pas les laisser sortir pour le moment. Elles se tapissent au fond de mon âme, me consumant à petitt feu. Mais sous peu, une fois que ce sera calme, je les laisserai jaillir, cette colère et cette rage, comme tous ceux et toutes celles qui les ont enfouies. Et croyez-moi, ce moment viendra. Elles flamberont, et nous exigerons justice, nous demanderons des comptes à tous ceux qui nous ont conduits dans ce mur terrible. Sans violence. A quoi bon ? Non, avec une humanité et une sagesse dont ils sont dépourvus. Entendez-vous cette petite musique ? Celle qui se murmure tout bas mais qui monte en puissance ? Ce refrain des Fugees : « Ready or not, here I come ! You can hide !
Gonna find you and take it slowly ! » Nous arrivons…


Vos commentaires
Forum sur abonnement

Pour participer à ce forum, vous devez vous enregistrer au préalable. Merci d’indiquer ci-dessous l’identifiant personnel qui vous a été fourni. Si vous n’êtes pas enregistré, vous devez vous inscrire.

Connexion | s’inscrire | mot de passe oublié ?

Suivre les commentaires : |

Les dernières lettres
Novembre 2019, complément signatures (...)
Octobre 2019, Un spectre hante (de (...)
Mai 2019, lepcf.fr : la lettre (...)
Mai 2019, lepcf.fr : la lettre (...)

Congrès 2018 lepcf.fr
Pour un manifeste du parti communiste du 21ème siècle
Le régne de la nécessité, une piste pour reconstruire la force communiste ?
Quelques réflexions après lecture des documents...
...

Pétitions, Appels
"Le Monde" veut-il participer à la chasse aux sorcières ?
Assassinat de Zakhartchenko : message de condoléances à nos camarades du Donbass
Les conditions de l’unité des communistes
...
BrèvesToutes les brèves
Péages : "Les sociétés d’autoroute font des profits colossaux sur le dos des automobilistes"


Les tarifs des péages autoroutiers augmentent de 1,8% à 1,9% au 1er février. Hervé Maurey, sénateur centriste de l’Eure, (...)
Une infirmière assassinée, qu’est-ce que ça vaut par rapport aux affaires Balkany ou Griveaux ?


Communiqué du syndicat CGT du Vinatier :
Ce jeudi 13 février 2020, une infirmière a été assassinée à Thouars. Toutes (...)
Les chiens de garde contre les opposants à la « réforme » des retraites


Dès le soir du 5 décembre et jusqu’à la veille des « annonces » d’Édouard Philippe, journalistes et éditorialistes ont (...)
Retraite minimale de 1000 € par mois ? C’est déjà inscrit dans la loi de 2003 !...


C’est l’un des arguments du gouvernement pour affirmer que la retraite par point améliore la situation des plus (...)
Un nouveau M. Retraites a été nommé, spécialiste des basses œuvres du patronat


Delevoy parti la queue entre les jambes, c’est un dénommé Laurent Pietraszewski qui est devenu le nouvel exécuteur des (...)
Retraites : le modèle US


Dans les séries américaines, je ne sais pas si vous avez remarqué, mais il y a toujours cette scène du jeune (...)
Franprix Paris en grève


La grève continue au Franprix 2, rue beaurepaire 75010 Paris avec mes collègues et moi ce jeudi 17 octobre 2019. (...)
Nous sommes tous Lula !


Lula a transformé sa prison en un spectacle politique en sa faveur. N’ayant pas accepté l’ordre presque illégal de (...)
Qui a cassé les vitres de l’hôpital Necker ?


Nous voulons savoir qui est celui qui a cassé à la masse les vitres de l’hôpital Necker ! Bonjour
Suite au vandalisme (...)
Réponse de la CGT Goodyear à l’invitation Monsieur Macron


Monsieur le Ministre,
Vous nous invitez depuis hier à participer à votre visite surprise d’une entreprise mystère à (...)

Sur le WebTous les sites
1er avril - ANNIE ERNAUX ECRIT A EMMANUEL MACRON : SACHEZ, MONSIEUR LE (...)
1er avril - A LIRE ATTENTIVEMENT SUR LE VIRUS ET SA TRANSMISSION
1er avril - COMMUNIQUE DE PRESSE DE L'UNION DÉPARTEMENTALE CGT DE LA MARNE : (...)
1er avril - PAS ASSEZ PROTEGES FACE AU CORONAVIRUS, LES CRS DE CHARLEVILLE-MÉZIÈRES
1er avril - LUTTE CONTRE LE CORONAVIRUS : LE HEZBOLLAH RIDICULISE L’ARMÉE (...)
31 mars - VERS LA GUERRE CIVILE EN "ISRAËL"...
31 mars - IRAK : PREMIER REVERS DE PATRIOT !
31 mars - LA DCA SYRIENNE REPOUSSE DES ATTAQUES DANS LE CIEL DE (...)
31 mars - LA CHINE CONSTRUIRA PLUS DE 600.000 STATIONS DE BASE 5G D'ICI FIN (...)
31 mars - CERTAINS HAÏSSENT LEUR PROPRE INCAPACITÉ : QUAND LA CHINE RECADRE (...)

Vie du site
Vie politique
Avant, pendant et après 2012...
Le débat lancé par André Gerin
Combattre le FN
Conférence nationale des 3, 4 et 5 Juin
Régionales mars 2010
Lutter, Unir...
la parole en entreprise
Sécurité sociale
Retraites
Internationale
Amérique latine
Chine
Haiti
Monde Arabe, Maghreb, Moyen-Orient
Mouvement Communiste
Ukraine
Union Européenne
S’organiser
Conférence nationale 2014
Conseil National
Jeunes communistes
Vie du parti
35eme congrès 2010
36ème congrès 2013
37eme congrès 2016
38ème congrès 2018
Comprendre...
Economie
Formations
Histoire
Revue "Unir les communistes"
Théorie
Un programme communiste

Mots-clés
Sites favoris
Sur le Web
Feuille de route

Navigation


Articles de la rubrique
UNILEVER arnaque les salarié-e-s, les clients et le FISC.
Manifestation du 23 mars à Béziers
BOSCH : L’USINE DE VENISSIEUX MENACÉE ! QUE FAIT LE GOUVERNEMENT ?
Déclaration de Philippe Galano Militant communiste et élu
Peuples d’Europe, Soulevez-Vous !
Contre l’Euro, Sarkozy, la commission européenne les banques, la colère doit monter partout !
La psychiatrie : entre pression sécuritaire et contrainte économique, quelle place est laissée pour le patient ?
APPEL : POUR UNE MOBILISATION EUROPEENNE CONTRE LA DICTATURE DES CREANCIERS
Soutenons les familles et les enfants Roms.
"Les Tsiganes en France, un sort à part 1939-1946" Emmanuel FILHOL, Marie-Christine HUBERT Perrin, 2009
Casse toi, pov’rom !
Maxime Gremetz emmené au SAMU après une charge policière
Deux mondes parfaitement étrangers
Intervention délégués FRALIB au Comité Central d’Entreprise
Appel de L’UGTG aux Travailleurs, Retraités, Chômeurs & Jeunes
Pages
1
2
3
4
...


Derniers articles publiés
J’ai la rage Par Claude (...)
Monsieur le président, je (...)
Ce que devrait nous apprendre
Des mesures immédiates pour
La Colombie aux temps du (...)
Face au Coronavirus, nous (...)


Annonces
(2002) Lenin (requiem), texte de B. Brecht, musique de H. Eisler


Un film
Sur une musique de Hans Eisler, le requiem Lenin, écrit sur commande du PCUS pour le 20ème anniversaire de la mort de Illytch, mais jamais joué en URSS... avec un texte de Bertold Brecht, et des images d’hier et aujourd’hui de ces luttes de classes qui font l’histoire encore et toujours...
(2009) Déclaration de Malakoff


Le 21 mars 2009, 155 militants, de 29 départements réunis à Malakoff signataires du texte alternatif du 34ème congrès « Faire vivre et renforcer le PCF, une exigence de notre temps ». lire la déclaration complète et les signataires
(2011) Communistes de cœur, de raison et de combat !


La déclaration complète

Les résultats de la consultation des 16, 17 et 18 juin sont maintenant connus. Les enjeux sont importants et il nous faut donc les examiner pour en tirer les enseignements qui nous seront utiles pour l’avenir.

Un peu plus d’un tiers des adhérents a participé à cette consultation, soit une participation en hausse par rapport aux précédents votes, dans un contexte de baisse des cotisants.
... lire la suite
(2013) 36ème congrès du PCF


Unir les communistes pour un PCF de combat, marxiste, populaire et rassembleur

Texte signé par 542 communistes de 64 départements présenté au 36eme congrès du PCF comme base de discussion. Il a obtenu 3694 voix à la consultation interne pour le choix de la base commune (sur 33 623 exprimés) .
(2016) 37eme congrès du PCF


Texte nr 3, Unir les communistes, le défi renouvelé du PCF et son résumé.

Signé par 626 communistes de 66 départements, dont 15 départements avec plus de 10 signataires, présenté au 37eme congrès du PCF comme base de discussion. Il a obtenu 3.755 voix à la consultation interne pour le choix de la base commune (sur 24.376 exprimés).


Plan du site
Contact
Lettre d'information
SPIP
Sarka-SPIP
GPLv3


édité par le réseau Faire Vivre et Renforcer le PCF

© 2005-2020 Faire Vivre le PCF !

Connexion
Inscription







Le Monde - retour à la une
Se connecter S’abonner

RETOUR À LA PAGE D’ACCUEIL DU MONDE
ACTUALITÉS


CORONAVIRUS ET PANDÉMIE DE COVID-19

Ne pas porter de masque pour se protéger du coronavirus est une « grande erreur », affirme un scientifique chinois haut placé

George Gao, le directeur général du Centre chinois de contrôle et de préventions des maladies, a répondu aux questions du journaliste Jon Cohen, qui le sollicitait depuis deux mois. Dans cet entretien publié par la revue américaine « Science », il revient notamment sur la gestion de la crise par la Chine.

Propos recueillis par Jon Cohen Publié hier à 15h59, mis à jour à 07h51

Temps deLecture 9 min.
Partage
Partager sur Facebook
Envoyer par e-mail
Partager sur Messenger
Plus d’optionsGeorge Gao, le directeur général du Centre chinois de contrôle et de préventions des maladies, ici le 18 octobre 2019, à New York. JOHNS HOPKINS CENTER FOR HEALTH SECURITY

Les scientifiques chinois, en première ligne de la lutte contre l’épidémie de coronavirus 2019 (Covid-19) dans leur pays, ne sont guère accessibles pour les médias étrangers. Comprendre l’épidémie et lutter contre elle est une tâche écrasante, et répondre aux sollicitations de la presse, et surtout à celles des journalistes hors de Chine, n’est pas une priorité. Cela faisait deux mois que Science tentait d’interroger George Gao, le directeur général du Centre chinois de contrôle et de prévention des maladies. La semaine dernière, il a donné suite [à la mi-mars].

George Gao est à la tête d’une agence de 2 000 employés (soit un cinquième des effectifs des Centers for Disease Control and Prevention [son équivalent aux Etats-Unis]), et il reste lui-même un chercheur très actif. En janvier, l’équipe dont il faisait partie a été la première à isoler et à séquencer le SARS-CoV-2, ou coronavirus 2, du syndrome respiratoire aigu sévère, qui cause la maladie appelée Covid-19. Il est le coauteur de deux études publiées dans la prestigieuse revue New England Journal of Medicine (NEJM) qui ont eu un large retentissement : elles fournissaient pour la première fois des aspects épidémiologiques et cliniques détaillés de l’infection. Il a aussi publié trois articles sur le Covid-19 parus dans [la revue scientifique médicale britannique] The Lancet.


« Personne, nulle part dans le monde, n’aurait pu prédire que ce virus allait entraîner une pandémie. C’est la première pandémie de l’histoire qui ne soit pas causée par un virus de la grippe »

Son équipe a également apporté une importante contribution à une mission conjointe formée de chercheurs chinois et internationaux qui, sous l’égide de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), a publié un rapport décisif après avoir effectué une tournée en Chine pour mieux comprendre la réponse donnée à l’épidémie.
close

Après des études vétérinaires, George Gao a obtenu un doctorat en biochimie à Oxford et s’est spécialisé en immunologie et en virologie comme postdoctorant dans cette université britannique puis à Harvard. Ses travaux de recherche portent sur les virus à enveloppe (entourés d’une fragile membrane lipidique protectrice), dont fait partie le SARS-CoV-2, et leurs mécanismes d’entrée dans les cellules et de transmission interespèces.Article réservé à nos abonnés Lire aussi Covid-19 : le monde « n’est pas prêt », selon la mission de l’OMS en Chine


George Gao a répondu à nos questions sur plusieurs jours et par divers moyens (SMS ainsi que messagerie et conversations téléphoniques). L’entretien qui suit en est le condensé, édité à des fins de clarté et de concision.
Quels enseignements peuvent tirer les autres pays de la gestion du Covid-19 par la Chine ?

La distanciation sociale est la stratégie fondamentale dans le contrôle de toutes les maladies infectieuses, et plus encore des infections respiratoires. D’abord, nous avons déployé des « stratégies non pharmacologiques », dans la mesure où nous ne disposons d’aucun inhibiteur ou médicament spécifique, ni de vaccin. Deuxièmement, il faut faire en sorte d’isoler tous les malades. Troisièmement, placer en quarantaine les cas contacts : nous avons consacré beaucoup de temps à leur identification et à leur isolement. Quatrièmement, interdire tous les rassemblements. Et cinquièmement, restreindre les déplacements, d’où l’instauration de la quarantaine, ou « cordon sanitaire », comme on dit en français.
Le confinement a débuté en Chine le 23 janvier à Wuhan puis fut étendu à des villes voisines de la province du Hubei. D’autres provinces chinoises ont mis en place des mesures moins strictes. Comment la coordination de ces dispositifs s’est-elle faite, et quel rôle ont joué les « contrôleurs » de quartier chargés de surveiller leur application localement ?

Il faut avant tout que les mesures soient comprises et fassent consensus. Pour cela, il faut une forte volonté politique, aussi bien à l’échelon local que national. Il faut que contrôleurs et coordinateurs impliquent étroitement la population. Les contrôleurs doivent connaître l’identité des cas contacts, mais aussi des cas présumés. Les contrôleurs de proximité doivent être très vigilants, leur rôle est essentiel.
Quelles sont les erreurs commises actuellement par d’autres pays ?

La grande erreur aux Etats-Unis et en Europe est, à mon avis, que la population ne porte pas de masque. Ce virus se transmet par les gouttelettes respiratoires, de personne à personne. Les gouttelettes jouent un rôle très important, d’où la nécessité du masque – le simple fait de parler peut transmettre le virus. De nombreux individus atteints sont asymptomatiques, ou ne présentent pas encore de symptômes : avec un masque, on peut empêcher les gouttelettes porteuses du virus de s’échapper et d’infecter les autres.
Il existe d’autres mesures de lutte contre l’épidémie. La Chine fait ainsi un usage intensif des thermomètres à l’entrée des commerces, des immeubles et dans les stations des transports en commun.

En effet. Partout où vous allez en Chine, il y a des thermomètres. La prise de température généralisée permet de ne pas laisser entrer quiconque présente de la fièvre. Car la stabilité de ce virus dans l’environnement est une question-clé, qui reste à ce jour sans réponse. S’agissant d’un virus à enveloppe, on est tenté de penser qu’il est fragile et particulièrement sensible à la température ou à l’humidité des surfaces. Cependant, des résultats obtenus aux Etats-Unis et des études chinoises laissent penser qu’il serait très difficile à détruire sur certaines surfaces. Il pourrait être capable de survivre dans de nombreux environnements. Sur ce point, nous attendons des réponses scientifiques.
A Wuhan, des personnes testées positives mais peu atteintes par la maladie ont été placées en quarantaine dans des infrastructures ad hoc, avec interdiction de recevoir la visite de leurs proches. Est-ce une démarche dont devraient s’inspirer les autres pays ?

Les personnes infectées doivent être isolées. Le Covid-19 ne peut être enrayé qu’à condition de faire disparaître les sources d’infection. C’est pour cela que nous avons construit des hôpitaux de campagne et aménagé des stades en hôpitaux.
De nombreuses questions demeurent autour de l’émergence de la maladie en Chine. Des chercheurs chinois font état d’un premier cas apparu le 1er décembre 2019. Que dites-vous de l’enquête du « South China Morning Post » [quotidien hongkongais] qui estime, sur la base d’un rapport interne de l’Etat chinois, que des cas s’étaient déclarés en novembre déjà, avec un premier cas le 17 novembre ?

Il n’existe aucune preuve solide de l’existence de foyers épidémiques dès le mois de novembre. Nous poursuivons nos recherches pour mieux comprendre les origines de la maladie.
Les autorités sanitaires de Wuhan ont établi un lien entre de nombreux cas et le marché de fruits de mer de Huanan, qu’elles ont fait fermer le 1er janvier. Leur hypothèse était qu’un virus s’était propagé chez l’homme à partir d’un animal ayant été vendu, et peut-être découpé aussi, sur ce marché. Dans votre article paru dans la « NEJM » cependant, où vous faites notamment un historique de la maladie, vous affirmez que quatre des cinq premiers patients infectés n’avaient aucun lien avec le marché de Huanan. Considérez-vous ce marché comme le berceau probable de la maladie, ou bien comme une fausse piste, une chambre d’amplification plutôt que le foyer premier ?

C’est une excellente question. Vous travaillez comme un véritable détective. D’emblée, tout le monde a pensé que ce marché était à l’origine de la maladie. Aujourd’hui, je ne sais pas si c’est là que le virus est apparu, ou seulement un endroit où il a trouvé à se propager. Deux hypothèses subsistent, c’est à la science de trancher.
La Chine a été critiquée également pour avoir tardé à partager le génome du virus. C’est le « Wall Street Journal » qui, le 8 janvier, a rendu publique l’existence d’un nouveau coronavirus ; l’information n’est pas venue des équipes de chercheurs de l’Etat chinois. Pourquoi ?

Le Wall Street Journal avait vu juste. L’OMS avait été informée du séquençage, et je crois que quelques heures seulement se sont écoulées entre la parution de l’article et l’annonce officielle. Pas plus d’une journée en tout cas.
Pourtant, on peut voir dans une base de données de génomes viraux en accès libre que le premier séquençage proposé par des scientifiques chinois date du 5 janvier. Trois jours se sont donc écoulés pendant lesquels vous saviez forcément qu’il s’agissait d’un nouveau coronavirus. Cela ne changera plus le cours de l’épidémie aujourd’hui, mais il faut reconnaître que quelque chose est arrivé avec l’annonce du séquençage.

Je ne le crois pas. Nous nous sommes empressés de partager l’information avec la communauté scientifique, mais c’est un sujet de santé publique, et nous devions donc attendre l’annonce des pouvoirs publics. Personne ne veut provoquer une panique, n’est-ce pas ? Et personne, nulle part dans le monde, n’aurait pu prédire que ce virus allait entraîner une pandémie. C’est la première pandémie de l’histoire qui ne soit pas causée par un virus influenza [virus de la grippe].
Il a fallu attendre le 20 janvier pour que des équipes chinoises déclarent officiellement avoir des preuves d’une transmission interhumaine. Pourquoi, selon vous, les épidémiologistes en Chine ont-ils eu tant de mal à voir ce qu’il se passait ?

Nous n’avions pas encore de données épidémiologiques détaillées. Et nous étions confrontés depuis le début à un virus violent et sournois. C’est la même chose en Italie et dans le reste de l’Europe, et aux Etats-Unis. « C’est juste un virus », voilà ce que les scientifiques, comme tous les autres, se sont dit au début.Lire aussi La transmission entre humains du mystérieux virus venu de Chine semble se confirmer
La propagation est aujourd’hui extrêmement ralentie en Chine, où les nouveaux cas seraient pour l’essentiel importés. Vous confirmez ?

Tout à fait. Pour l’heure, nous n’avons plus de transmission locale, mais notre problème vient désormais des cas importés. Un très grand nombre de personnes infectées arrivent désormais en Chine.
Que se passera-t-il quand la vie normale reprendra son cours en Chine ? Pensez-vous qu’une part suffisante de la population a été infectée, de telle sorte qu’une immunité collective éloigne le virus ?

L’immunité collective n’est pas encore atteinte, c’est une certitude. Mais nous attendons des résultats plus probants des recherches d’anticorps, qui nous diront exactement combien de personnes ont été infectées.
Quelle stratégie, alors ? Gagner du temps en attendant que des traitements efficaces soient mis au point ?

Exactement, et nos scientifiques planchent à la fois sur un vaccin et sur des médicaments.
Pour de nombreux chercheurs, le remdesivir serait le plus prometteur des médicaments actuellement à l’étude. Quand pensez-vous avoir des résultats d’essais cliniques pour la Chine ?

En avril.
Des équipes chinoises ont-elles mis en place des modèles animaux suffisamment solides pour l’étude de la pathogenèse et les tests de médicaments et de vaccins ?

Pour l’heure, nous utilisons à la fois des singes et des souris transgéniques possédant des récepteurs de l’ACE2, qui sont les points d’entrée du virus chez l’homme. La souris est un modèle très largement utilisé en Chine dans l’évaluation des traitements médicamenteux et des candidats vaccins, et je crois que deux études chez le singe devraient paraître prochainement. Je peux vous dire en tout cas que notre modèle simien est au point.
Que pensez-vous du nom de « China virus », ou « Chinese virus » [virus chinois, de Chine], employé par le président américain Donald Trump pour désigner le nouveau coronavirus ?

Parler de virus chinois est vraiment une mauvaise idée. Ce virus vient de la planète Terre. Il n’est pas l’ennemi d’un individu ou d’un pays en particulier : c’est notre ennemi à tous.Article réservé à nos abonnés Lire aussi Chloroquine, remdesivir, Kaletra… Les pistes de traitements contre le SARS-CoV-2

(Article traduit de l’anglais par Julie Marcot)

Jon Cohen est journaliste au magazine Science. Spécialisé dans la biomédecine, il est reconnu pour sa couverture des épidémies (VIH/sida, SRAS, Ebola). Il a également fait de nombreux reportages sur la génétique, la recherche sur les primates, l’évolution, le bioterrorisme, le financement de la recherche, l’éthique, la biologie reproductive, les batailles de crédit et les médias eux-mêmes. Ses articles ont été récompensés notamment par l’Académie nationale des sciences des Etats-Unis et la Société américaine de microbiologie.

La référence exacte de cet article initialement paru dans la revue américaine Science est : « Not wearing masks to protect against coronavirus is a ‘big mistake’, top Chinese scientist says », Jon Cohen, 27 mars 2020, Science (doi : 10.1126/science.abb9368), https://www.sciencemag.org/news/2020/03/not-wearing-masks-protect-against-coronavirus-big-mistake-top-chinese-scientist-says. Nous le republions avec la gracieuse autorisation de l’Association américaine pour l’avancement des sciences (AAAS), qui édite cette revue. Cette traduction n’est pas une version officielle du texte, elle n’a pas été relue par le personnel de l’AAAS, ni jugée conforme par l’AAAS. Pour fin de vérification, merci de se reporter à la version originale anglaise publiée par l’AAAS.

Jon Cohen(Journaliste scientifique)Contribuer
Partage
Partager sur Facebook
Envoyer par e-mail
Partager sur Messenger
Plus d’options
Contenus sponsorisés par
Outbrain



S



Édition du jour

Daté du jeudi 2 avrilLire le journal numérique
Contenus sponsorisés par
Outbrain

FORGE OF EMPIRESSi tu aimes jouer, ce jeu de construction de ville est pour toi. Pas d'installation.

CODE41 WATCHESDes milliers de Québécois achètent les montres mécaniques de cette start-up…

WORLDWATCHCette montre connectée surprend tout le pays. Son prix ? Ridicule !





Services









RUBRIQUES
Actualités en direct
International
Politique
Société
Économie
Les Décodeurs
Résultats élections municipales 2020
Sport
Planète
Sciences
M Campus
Le Monde Afrique
Pixels
Médias
Décodex
Vidéos
Santé
Big browser
Disparitions
Éducation
Argent et placements
Emploi
ArchivesOPINIONS
Editoriaux
Chroniques
Analyses
Tribunes
Vie des idéesM LE MAG
L’époque
Le style
Gastronomie
Voyage
Mode
Les recettes du MondeCULTURE
Cinéma
Télévision
Monde des livres
Musique
Arts
BDSERVICES
Mémorable : cultivez votre mémoire
Meilleurs antivols vélo
Codes Promo
Codes Promo Groupon
Formation commercial
Cours d’anglais
Cours d’orthographe
Conjugaison
Découvrir le jardinage
Citations philosophie
Sorties d’albums
Jeux
Annonces auto
Prix de l’immobilierSITES DU GROUPE
Courrier International
La société des lecteurs du Monde
La Vie
Le HuffPost
L’Obs
Le Monde diplomatique
Télérama
Talents
Source Sûre
Le Club de l’économie
M Publicité

NEWSLETTERS DU MONDERecevoir les newsletters du Monde

APPLICATIONS MOBILES
Sur iPhone
Sur Android

ABONNEMENTS’abonner Se connecter Consulter le Journal du jour Évenements abonnés Le Monde Festival La boutique du Monde
Mentions légales
Charte du Groupe
Politique de confidentialité
Gestion des cookies
Conditions générales
Aide (FAQ)

SUIVEZ LE MONDE
Facebook
Youtube
Twitter
Instagram
Snapchat
Fils RSS







Mercredi 1er avril 2020

Coronavirus : les plus récentes nouvelles
Bonjour,

En analysant de plus près les bilans présentés par les autorités de santé publique, on constate qu'une crise se profile dans les foyers de personnes âgées au pays.

En Ontario, par exemple, le tiers des décès attribuables à la COVID-19 sont liés à un seul centre de soins de longue durée.

Au Québec, ce ne sont pas des dizaines, mais des centaines de « milieux de vie » pour personnes âgées qui doivent composer avec la COVID-19, a révélé le directeur national de la santé publique, Horacio Arruda.

Toutes les conditions sont réunies pour que ces milieux deviennent des épicentres de la COVID-19, estime Laura Tamblyn Watts, directrice des politiques pour l’Initiative nationale pour le soin des personnes âgées.

« Nos populations les plus vulnérables se retrouvent dans des espaces confinés. Le coronavirus peut s’y propager comme un feu de broussaille. » Selon elle, l’enjeu premier est le manque de masques pour le personnel aidant.

Le premier ministre du Québec, François Legault, a confirmé cette pénurie lors de sa conférence de presse de mardi, alors que la province pourrait manquer d'équipements d'ici 3 à 7 jours.

Avez-vous des enfants à la maison à temps plein depuis quelques semaines? Entre le télétravail – si vous n'avez pas été mis à pied – et les tâches ménagères, vous avez probablement eu à répondre à leurs questions à propos de cette pandémie. Et vous n'êtes pas seuls. La quarantaine de professionnels en intervention psychosociale de Tel-jeunes et de LigneParents reçoivent 30 % plus de demandes d'aide depuis quelques semaines. Et ils sont à court de ressources, comme l'explique Anne Marie Lecomte.

Les parents d'enfants avec des besoins particuliers ou un handicap sont également à bout de souffle, rapporte Fannie Bussières McNicoll.



La résidence Eva de Lavaltrie est considérée comme un foyer d'infection en ce qui a trait à la pandémie de COVID-19. Photo : La Presse canadienne/Graham Hughes
Ce que vous devez savoir ce matin
Malgré l’interdiction du gouvernement, Airbnb permet toujours la location de chalets au Québec. Romain Schué a réservé, avec succès, plusieurs chalets pour le mois d’avril.
L’un des derniers territoires du monde à échapper à la pandémie se trouve au Canada. De toutes les provinces et territoires, le Nunavut est le seul à n’avoir rapporté aucun cas d'infection à la COVID-19. Mais si la situation devait changer, ce territoire pourrait être frappé beaucoup plus durement qu’ailleurs, comme l'explique Marc Godbout.
Un Américain se réfugie au Canada à cause de la COVID-19, dévoile Thomas Gerbet. « La situation n’est pas trop mal au Québec, pour le moment, en comparaison avec les États-Unis », explique Cameron Akhavan, un Californien de 22 ans.
Le ministre de la Sécurité publique du Canada, Bill Blair, invite les directions des prisons du pays et les différentes commissions de libérations conditionnelles à considérer l’option de libérer certains détenus pour désengorger les prisons, lieux hautement à risque en période de pandémie.
Après l'Ontario hier, c'est au tour de la Colombie-Britannique de prolonger l'état d'urgence, cette fois jusqu'au 14 avril.
Le président Trump a demandé aux Américains de s’isoler jusqu’au 30 avril dans l’espoir d’endiguer la pandémie de la COVID-19, qui a désormais fait plus de morts aux États-Unis qu’en Chine. Sans les mesures de distanciation sociale, le nombre de morts pourrait dépasser 200 000, avertit la Maison-Blanche.
Avions cloués au sol, autoroutes désertes, usines à l’arrêt : la pandémie de COVID-19 ralentit l’économie mondiale au point où l’on observe une baisse des émissions de gaz à effet de serre en Chine et ailleurs. Invité au balado Ça s'explique, Étienne Leblanc soutient que les effets bénéfiques de la crise sanitaire sur l’environnement ne pourraient être que temporaires.


De nos correspondants



Le président russe Vladimir Poutine (gauche) avec le Dr Denis Protsenko, lors d'une séance de photo dans un hôpital de Moscou. Photo : Reuters/Agence Sputnik

La correspondante Tamara Alteresco raconte l'histoire de Denis Protsenko, qui dirige un hôpital en banlieue de Moscou devenu l'épicentre de la lutte contre la COVID-19. Or, le docteur vient de confirmer qu'il est atteint du nouveau coronavirus. Ce n’est pas tant sa capacité de gérer la crise qui inquiète, mais plutôt le fait qu’il était avec le président Vladimir Poutine pas plus tard que la semaine dernière.


Avez-vous vu?



COVID-19 : à la recherche de traitements Photo : Radio-Canada/François Dubuc

Faites connaissance avec deux scientifiques – Jean-Claude Tardif, du Centre de recherche de l'Institut de cardiologie de Montréal, et Nathalie Grandvaux, du Centre de recherche du CHUM – qui travaillent sans relâche pour déjouer la COVID-19 et limiter les pertes de vies humaines.


Pour en savoir plus :
Nous répondons à vos questions sur la COVID-19.
Renseignez-vous sur la pandémie en parcourant notre dossier.
Débrouillage du signal de la chaîne RDI pour suivre l'évolution du coronavirus.





Évolution de la COVID-19





Coronavirus
Notre tableau de bord

Suivez l'évolution de la pandémie de COVID-19 d'heure en heure, au Canada comme dans le reste du monde.













Partagez cette infolettre




Cette infolettre est envoyée à votre demande par Radio-Canada.ca.
Vous ne souhaitez plus la recevoir? Cliquez ici.


Relations avec l'auditoire - Radio-Canada
C.P. 6000, succursale Centre-ville, Montréal (Québec), Canada H3C 3A8
1 866 306-4636


Regarder cette infolettre dans votre navigateur